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La Grande-Bretagne est le seul pays qui ne reconnaît pas la souveraineté de la Chine sur le Tibet
    temps:2010-01-29 source: auteur:    

 

Q. : Dans le Rapport sur les droits de l'homme, publié en 2000 par le ministère des Affaires étrangères de la Grande-Bretagne, on peut lire: « La Grande-Bretagne est le seul pays qui ne reconnaît pas la souveraineté de la Chine sur le Tibet. » Qu'en est-il à ce propos ?

 

R. : Au XVIIIe siècle, la Grande-Bretagne commence son agression contre le Tibet. Lors des négotiations sur la question du Tibet entre la Grande-Bretagne et la cour impériale des Qing, 1'acceptation de «le Tibet fait partie du territoire de la Chine » était une condition préalable. Pour que les envoyés de la Grande-Bretagne puissent mener des recherches ou faire du tourisme au Tibet, il leur fallait présenter une demande de visa d'entrée au yamen du premier ministre des Qing. Sans la permission de l'empereur chinois, aucun étranger ne pouvait entrer au Tibet. Par exemple, George Bogle et Samuel Turner, secrétaires de la East India Company envoyés respectivement en 1774 et en 1783 par Warren Hastings, gouverneur général en Inde, se rendirent au Tibet pour y faire du commerce avec le gouvernement local sans avoir obtenu préalablement la permission du gouvernement central chinois. George Bogle essaya d'entrer en contact avec le VIe panchen-lama. Ce dernier lui répondit que c'était le régent, nommé par lui selon l'ordre de l'empereur des Qing, et le ministre accrédité à Lhasa qui contrôlaient et surveillaient le Tibet. Si le régent contrôlait bien le Tibet, l'empereur chinois était satisfait, sinon, le régent était passible de mort. II dit : « Je suis seulement un lama. Je ne fais que lire des canons bouddhiques et réciter des prières. Je n'ai pas le droit de signer en secret des conventions avec l'étranger. »


A la fin du XIXe siècle, la Grande-Bretagne déclencha, à deux reprises, une guerre d'agression contre le Tibet et créa la théorie de la «suzeraineté » de la Chine sur le Tibet, ce qui posa le fondement pour «l'indépendance du Tibet ». Cependant l'histoire ne doit pas être dénaturée. Les connaissances des fonctionnaires britanniques et indiens sur la Chine sont la meilleure explication sur la soidisant «suzeraineté » du gouvernement de la Grande-Bretagne. George Bogle, qui a été le premier Britannique à entrer au Tibet et a établir des relations entre les gouvernements britannique, indien et tibétain, reconnut: « Le Tibet appartient au territoire contrôlé par le Grand empereur chinois. ». Le cabinet britannique répondit par écrit, le 8 Janvier 1903, à G.N. Curzon, vice-roi des Indes. Dans sa lettre, on lit « Le Tibet est une province de la Chine, une partie composante de l'Empire chinois. » Le plan d' « Etat-tampon » avancé par Curzon violait l'intégrité de l'Empire chinois et le cabinet britannique n'approuva pas ce plan. En outre, les traites sur le Tibet signes par les gouvernements de la Grande-Bretagne et de l'lnde, touchant les relations diplomatiques, la défense nationale, les échanges commerciaux, les finances, la politique fiscale et la sécurite publique montrent que la Chine jouissait du droit légitime sur les affaires diplomatiques et intérieures. Dans tous les traités signés entre la Grande-Bretagne et la Chine, aucun contenu ne nie l'exercice des pouvoirs de direction, de gestion et de contrôle de la Chine sur le Tibet. En revanche, les droits émanant des conventions de la Grande-Bretagne sur le Tibet furent obtenus par l'entremise du gouvernement central de la Chine. Le 17 juin 1954, la Grande-Bretagne et la République populaire de Chine établirent des relations diplomatiques a l'échelon des chargés d'affaires, à la condition que soient respectées la souveraineté et l'intégrité du territoire de la Chine; le 13 mars 1972, des relations diplomatiques a l'échelon des ambassadeurs furent établies à leur tour, ce qui confirme que la Grande-Bretagne respecte la souveraineté et l'intégrité du territoire de la Chine. Cela ne démontre-t-il pas la reconnaissance officielle de la Grande-Bretagne du fait que le Tibet est une partie du territoire de la Chine ?

 

 
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