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le Tibet est une partie intégrante du territoire de la Chine
    temps:2010-01-29 source: auteur:    

 

Q. : Y a-t-il des preuves permettant de démontrer que le Tibet est une partie intégrante du territoire de la Chine?

 

R. : La Chine est un pays multinational unifié. Elle compte en tout 56 nationalités qui ont fondé en commun leur patrie pendant de longues années de développement.C'est à travers une longue période de développement que le Tibet est devenu une partie intégrante du territoire de la Chine.


A. Les relations entre les Han et les Tibétains remontent à très loin dans l'histoire. Selon le Livre des Han postérieurs, rédigé aux premières années du Ve siècle, entre 477 av. J.-C. et le IVe siècle apr. J.-C, les ancêtres tibetains, appelé les « Fouqiang » établirent des relations avec les Han vivant dans le Zhongyuan (le bassin des cours moyen et inférieur du fleuve Jaune). C'est la première référence touchant les relations entre les Han et les Tibétains. Au début du VIIe siecle, la tribu Xiboye se dressa à Yarlong du Tibet et Songtsen Gampo, héros très connu de l'Antiquité tibétaine, unifia une dizaine de tribus tibétaines et fonda la célèbre dynastie des Tubo (629-846). Pour consolider et developper le pouvoir esclavagiste des Tubo, Songtsen Gampo assimila activement la culture d'avant-garde de la dynastie des Tang qui appliquait un système de pouvoir unifié. Il épousa la princesse Wencheng ( ?-680) des Tang et entretint un contact étroit avec les Han dans les domaines politique, économique et culturel. En 821, les Tubo et les Tang s'allièrent devant Dieu, signant des traités d'alliance et d'intégration des deux Etats. Les deux allies s'engagèrent à ne jamais trahir leurs promesses. Cela jeta des assises solides à la fondation d'un pays unifié.

 

B. Au XIIIe siècle, le Tibet devint une région sous administration chinoise. En 1206, Gengis Khan, chef des Mongols, établit le khanat mongol, et son influence s'étendit peu à peu. En 1244, le prince Godan du khanat mongol envoya Duoda Nabo au Tibet avec l'instruction d'inviter Sakya Pandita, chef de la secte des Sakya-pa, à venir le rencontrer à Liangzhou (actuel Wuwei du Gansu) pour discuter de son ralliement à la cour mongole. Une fois la discussion bilatérale terminée en 1247, Pandita l'annonça par lettre aux chefs de tous les gouvernements tibétains locaux. Ces deux documents importants sur le sujet sont compilés dans le Livre de la lignée de la secte des Sakya-pa en langue tibétaine. En 1260, Kubilaï Khan, qui succéda au trône du khanat mongol, conféra à Phags-pa, chef de la secte des Sakya-pa, neveu de Pandita, le titre de précepteur impérial en lui accordant un sceau spécial.
En 1271, Kubilaï Khan fonda la dynastie des Yuan; en 1279, il unifia toute la Chine, mit en place un pouvoir central unifié et établit sa capitale à Dadu (aujourd'hui, Beijing). La dynastie des Yuan désigna le Tibet comme une région administrative relevant directement du gouvernement central et exerça totalement sa souveraineté sur le Tibet.

 

—II confia à son 7e fils le Tibet comme fief héréditaire.

 

—II créa le zongzhiyuan (ministère du Contrôle supérieur) et en 1288 changea son nom pour xuangzheng (Conseil politique) relevant du gouvernement central chargé des affaires du Tibet et des affaires bouddhiques de tout le pays.

 

—Il établit le titre de precepteur impérial et conféra des titres aux chefs politiques et religieux . II investit Phags-pa, chef de la secte des Sakya-pa du Tibet, du titre de premier précepteur impérial chargé également des affaires du Conseil général. A titre de dignitaire important du gouvernement central, Phags-pa prit en main le pouvoir politique et religieux du gouvernement local du Tibet, ce qui intégra politique et religion.

 

— II établit le poste de peuntchen (gouverneur suprême du Tibet). Le peuntchen était recommandé par le précepteur impérial et investi par l'empereur. Il aida le précepteur impérial à traiter les affaires administratives du Tibet.

 

—II divisa le Tibet en circonscriptions administratives et nomma des fonctionnaires locaux. Sous les Yuan, après un recensement général, le Tibet fut divise en treize myriachies comprenant chacune 10 000 families. Leur chef fut nommé directement par la cour impériale.

 

—II établit au Tibet et dans d'autres zones tibétaines, trois services traitant des affaires administratives des myriachies et commandant les troupes en garnison.

 

—II effectua le recensement de la population, des terres et des bestiaux, mit en bon ordre les impôts et la corvée, distribua des secours aux sinistrés.

 

—II installa des relais des dépôts militaires et fit stationner l'armée dans les lieux importants au plan stratégique.

 

C. Le gouvernement central de toutes les dynasties exerca une souveraineté effective sur le Tibet.

 

Sous les Ming (1368-1644), le gouvernement central continua, dans 1'ensemble, le système de domination sur le Tibet établi sous les Yuan. Zhu Yuanzhang (1328-1398), premier empereur des Ming, ordonna à tous les gouvernements locaux tibétains de se rallier à la cour impériale des Ming qui reconnut les titres de dignité conférés par la dynastie des Yuan. La cour impériale établit l'ancien chef du pouvoir local de U, installa des organismes gouvernementaux et militaires au Tibet et y envoya un chef de mission pour inviter les Tibétains à se soumettre honorablement à la cour impériale, conférer des titres et des domaines aux maîtres religieux, nommer des chefs, faire l'éloge des chefs religieux du Tibet et restaurer le relais de poste.

 

A l'époque des Qing (1644-1911), la cour impériale exerca un contrôle strict sur le Tibet. C'était l'empereur qui conférait officiellement les titres de « dalaï » et de «panchen». La cour impériale établit le yamen (tribunal) du ministre accrédits au Tibet, le système du kashag (gouvernement local tibétain), et celui du kaleun (les fonctionnaires principaux du kashag), envoya des troupes pour défendre le territoire, promulgua le « Règlement en 29 points » formulant, au gouvernement local tibétain, certains critères dans les domaines des affaires du personnel, de l'administration, des finances, de même que des affaires militaires et étrangères. Cela marque que la souveraineté du gouvernement central sur le Tibet s'exerçait de manière systematique et conformément à la loi.

 

A l'époque de la République de Chine (1912-1949), le gouvernement central des différentes périodes s'opposa et résista à la soi-disant «indépendance du Tibet », ce qui sauvegarda la souveraineté de la Chine sur le Tibet. En 1912, le gouvernement central proclama la «république des cinq ethnies» (Han, Mongols, Mandchous, Hui et Tibétains) et l'unification du territoire. La Convention provisoire et la Constitution énoncèrent que la Chine était un pays unifié et que le Tibet était une partie du territoire de la Chine. Le gouvernement central mit en place l'organisme des affaires du Tibet et installa un bureau à Lhasa. Le gouvernement local tibétain envoya des représentants pour participer à l'assemblee populate, installa des offices à Nanjing, à Beijing et à Chongqing. Le gouvernement central envoya des chefs de mission pour rendre hommage au XIIIe dalaï-lama et au IXe panchen-lama, lors de leur décès. Il identifia la réincarnation de leur successes et envoya des représentants pour assister à la cérémonie d'intronisation du XIVe dalaï-lama et du Xe panchen-lama.

 

En se basant sur les faits concrets, depuis la dynastie des Yuan, le pouvoir local du Tibet est soumis au contrôle du gouvernement central de la Chine.

 

 
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