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Chine : les Tibétains prient pour la paix et une vie meilleure après les émeutes meurtrières
2010-03-16 Quelle:french.china.org.cn Autor:
Ce dimanche est le 29e jour du Nouvel An tibétain, ce qui n'est pas une occasion particulière pour les processions de masse, qui ont lieu les 8e, 15e et 30e jour de chaque mois. Mais des processions sont constamment vues, dans le sens des aiguilles d'une montre autour du palais du Potala et de la rue Porgor à l'extérieur du temple de Jokhang, deux principales routes pour les processions dans le centre-ville. Exactement deux ans après les émeutes meurtrières, avec les boutiques détruites remis à neuf et un pic touristique ces dernières semaines, de nombreux habitants montrent qu'ils chérissent la vie paisible que la ville saine a regagnée. Sur la place devant le temple de Jokhang d'une histoire de 1 350 ans, Pasang, 45 ans, rampe sur le sol et se prosterne en de longues prières. Pasang, Tibétaine venant de Garze, une préfecture autonome tibétaine du Sichuan (sud-ouiest), déclare qu'elle fait au moins 1 000 longues prières chaque jour afin d'exprimer sa gratitude pour tout le bonheur dans sa vie. Depuis plus d'une décennie, Pasang et son mari gèrent une entreprise de souvenirs à Lhassa et ont fait fortune. Ils ont trois filles, âgées de 8 à 18 ans. "Ma fille aînée fait ses études à Chengdu (capitale du Sichuan) et entrera à l'université cet automne, et c'est une excellente élève", a-t-elle ajouté. La ville de Lhassa est ensoleillée ce dimanche comme d'habitude, mais le froid en ce début de printemps est piquant lorsqu'on se tient à l'ombre. Pasang et des centaines d'autres pèlerins agenouillés à l'ombre du temple ne ressentent pas le froid. "J'ai chaud et j'ai ôté mon lourd manteau", lâche-t-elle. Dans un rayon d'un kilomètre autour du temple Jokhang, environ la moitié des magasins sur la rue commerciale importante de la ville, Porgor, sont ouverts avant 10h00. "Les affaires marchent bien", révèlé Phurjung, une femme originaire du district de Gyangze et négociante de tsampa, aliment de base des Tibétains. Le chiffre d'affaires quotidien moyen de son magasin se situe en général entre 3 000 et 4 000 yuans. "Pendant les achats avant le Nouvel An tibétain à la mi-février, il a atteint 10 000 yuans par jour". Dans le monastère Drepung situé à 5 km du centre-ville de Lhassa, au moins 60 personnes sont en train de damer le plancher du hall Coqen, la structure centrale, en restauration depuis des années. Elles chantent en travaillant, inventant de nouvelles paroles pour décrire ce qu'elles font et donnent du rythme à leur travail. "Un grand rituel bouddhiste est prévu demain", fait savoir Wangmo, une femme d'une vingtaine d'années, alors qu'elle transporte des débris à l'extérieur du hall. "Nous essayons de finir autant que possible aujourd'hui afin de ne pas bloquer la voie des pèlerins et de participer, nous aussi, au rituel", ajoute-elle. 
