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Le Tibet avant la fondation de la dynastie des Tubo
    temps:2009-03-10 source:tibet328.cn auteur:    

Le Tibet est une région administrative au niveau provincial pratiquant l’autonomie régionale ethnique. Son—nom officiel est région autonome du Tibet de la république populaire de Chine. Sa superficie est de 1,2 million de km2, et sa population, de 2,62 millions de personnes, selon le 5e recensement national de 2000, dont plus de 95% sont des Tibétains, et les autres, des Han, des Hui, des Menba, des Luoba, des Naxi, Nu, etc.

 

Le Tibet dont l’altitude moyenne dépasse 4 000 m constitue la partie principale du plateau Qinghai-Tibet appelé toit du monde.Sur le plateau se trouent quatre immenses chaîne de montagnes qui s’étendent d’ouest en est, à savoir les monts Himalaya.Ces massifs sont caractérisés par des monts clairsemés au centre et serrés aux deux bouts comme ceux du plateau Pamir à l’ouest et la chaîne des monts Hengduan au sud-est. Le plateau Qinghia-Tibet ressemble à un énorme sac plein d’objets lourds, dont les deux bouts sont attachés.

 

Le Tibet se situe dans le sud-ouest du plateau Qinghai-Tibet dont il occupe plus de la moitié de la superficie. Entre les monts Karakorum-Tanggula et le massif de l’Himalaya, le relief présente trois paliers descendant du nord-ouest au sud-est, qui sont : 1.le plateau du Tibet du Nord dont la superficie représente deux tiers du territoire du Tibet et l’altitude moyenne dépasse 4 500 m, et qui compte, outre quelques rivières situées au sud-ouest, plusieurs cours d’eau intérieurs qui forment, pour la plupart, des lacs; 2.le bassin du fleuve Yarlung Zangbo d’une altitude moyenne de 3 500 m. Dans le bassin , les cours d’eau se jettent dans le Yarlung Zangbo qui coule d’ouest en est ; 3.lainférieure à 3 500 m du grand coude du Yarlung Zangbo au fleuve Jinsha; le relief est haut et bas au sud, et les montagnes et cours d’eau descendent du nord au sud.

 

L’Hmilaya au sud du Tibet est le massif le plus grand et le plus élevé du monde Qomolangma et la plupart des monts dépassant 8 000 m sur la planète se consentrent ici.. Le versant sud raide de l’Himalaya se lie à la plaine du Gange chaude et humide en Inde, formant un climat et des paysages tout différents du versant nord, à l’ouest et à l’est le plateau Qinghai-Tibet est contigu au plateau Yunnan-Guizhou, et le climat et le paysages varient selon le relief. Du fait que le courant d’air tempéré et humide de l’océan Indien est donc glacial et sec. ÀLhasa, la température moyenne est de -2,2ºC janvier et de 15,1 ºC en juillet ; à Nagqu, -13,9 ºC en janvier et 8,9ºC en juillet. Dans la majorité des régions, la température annuelle moyenne est inférieure à 10 ºC.À Lhasa et à Xigaze, la température moyenne du mois le plus chaud présente une différence négative de 10 ºC à 15 ºC par rapport à celle de Chongqing, Wuhan et Shanghai, villes situés à la même l’atitude.Le climat du plateau Qinghai-Tibet est caractérisé par un long hiver et une courte période sans gel. Lhasa jouit de 120 à 180 jours sans gel, et Nagqu, seulement 60 à 80, sans été au sens strict. Le nombre des jours dont la température moyenne annuelle est inférieure à 0 ºC est de 173,3 à Lhasa, 189,7 à Xigaze et 276,9 à Nagque; et le nombre de jours dont la température moyenne annuelle est supérieure à 10 ºC ne dépasse pas 50 ans dans la plupart des régions, et est de 180 au maximum dans quelques endroits. Les pluies sont peu abondantes et se concentrent en juillet et en août. Les précipitations annuelles de Lhasa sont de 453,9 mm; celles de Nagqu, de 406,2 mm; et celles du bourg de Gar à Ngari, de 60,4 mm. En hiver et au printemps se produisent souvent des tempêtes de neige, et en été et en automne, l’orage et la grêle sont fréquents.

 

Nagqu vot en moyenne plus de 85 jours d’orage par an et plus de 35 jours de grêle. Le Tibet est aussi une région vent de force supérieur à 8; Xigaza, 59,3 jours; et les régions pastorales de Nagqu et de Ngari, 100 à 150 jours voire 200. Dans de telles conditions climatiques, la végétation se répartit verticalement. On trouve successivement du bas en haut la forêt, la steppe marécageuse, et les monts éternellement enneigés et les glaciers audessus de la limite des neiges qui constituent un paysage semblable à celui des pôles sud et nord. Dans son ensemble, le Tibet est couvert de steppes qui ne conviennent pas à l’agriculture. Dans quelques plaines alluviales où le climat est tempéré,l’ensoleillement est long, le sol fertile et l’eau abondante – conditions nécessaires au développement de l’agriculture par irrigation. Actuellement la superficie des terres irriguées représente seulement 270 000 hectares et le reste est composé surtout de pâturages, Bien que la région pastorale du Tibet soit très vaste, la superficie utilisable est limitée; de plus, la période de croissance des herbes est courte, la production de foin est basse et la capacité des pâturages est faible. En outre, les tempêtes de neige fréquentes rendent la production instable. Les champs sont dispersées dans les vallées et on n’obtient qu’une récolte par an. Depuis des millénaires, les différentes ethnies qui vivent au Tibet se sont développées dans la lutte contre les conditions naturelles.

 

Depuis les années 1950, on découvre au Tibet des vestiges humains anciens dont ceux des périodes paléolithique et néolithique. Ces vestiges démontrent que dans la haute antiquité, l’homme vivait sur le plateau du Tibet. La découverte des ruines de Karuo à Qamdo et de Qukong au nord de Lhasa revêt d’une importance particulière. Dans les premières d’une superficie de 10 000 m2, , on a exhumé 7 000 grands outils de pierre tels que pelle, hache, houe,charrue et instruments de coupe, de taille et de tapements; plus de 400 outils d’os comme poinçon et aiguille; et 20 000 fragments de poterie comme pot, bol et récipient de couleur rouge, jaune, grise ou noir. On y a découvert des os d’une dizaine d’espèces d’animaux comme cochon, antilope et chevreuil, ainsi qu’une qualité de grains et 27 ruines de maisons comme mur de pierre, fourneau de cuisine et fosse de cendres. Selon les archéologues, les ruines de Karuo remontent à plus de 4 000 ans Elles prouvent qu’à l’époque, une partie des êtres humains au Tibet commencèrent à mener une vie sédentaire et que leurs activités de productions s’étendaient de la chasse à l’exploitation agricole et à l’élevage de volailles. Les ruines de Karuo devaient être celles d’un village primitif qui dura 1 000 ans au moins. La culture de Karuo est très semblable à celle de Majiayao, de l’archéologie, et les Programmes d’archéologie du Tibet rédigés par Hou Shizhu et publiés par les Èditions du peuple du Tibet, dans les ruines de Qukong à Lhasa, on a découvert deux tombes de pierre, une dizaine de fosses de cendres, quelque 10 000 outils de pierre et beaucoup de poiçons et aiguilles en os, dont une aiguille avec un chas, la première du genre découverts dans les ruines préhistoriques en Chine, et semblable à une aiguille d’aujourd’hui. Parmi les poteries exhumées, on trouve des jarres à anse unique ou double et des pots à long col et à ventre rond. Ces poteries sont bien lissées et veinées géométriquement. En outre, la pelle de pierre et le moulin de pierre témoignent qu’il y a 4 000 ans, l’économie agricole était déjà présente dans la région de Lhasa. (D’après l’article intitulé Les habitants de la vallée de la rivière Lhasa à l’époque néolithique et les fouilles archéologiques des ruines de Qukong ,rédigé par Wang Renxiang et publié dns la revue À la recherche du Tibet, numéro 4 de 1990).

 

Selon les légendres et les livres anciens, les ancêtres des Tibétains d’aujourd’hui étaient les habitants de la haute antiquité sur le plateau Qinhai-Tibet. Les documents de l’ancienne religion bon du Tibet soutiennent que les êtres humains viennent des anges célestes et terrestres qui sont les descendants de Shaba Sambo Boinchi, premier ancêtre de l’humanité qui naquit d’un oeuf brillant composé de cinq éléments. Mais des légendes racontent que la race tibétaine est le fruit de l’union d’un macaque et d’un démon féminin et que les ancêtres tibétains vivaient dans la région de Zetang, au bord du fleuve Yarlung Zangbo. Selon les livres L’origine de la religion à Diwu et Le festin des sages, avants la naissance de l’humanité, il y eut au Tibet dix ou douze sortes d’anthropomorphes. À l’époque, le Tibet était appelé bod-khams .Et depuis l’antiquité. Les Tibétains s’appellation de l’ethnie tibétaine vient du nom du territoire.Quant aux légendes des ethnies des régions voisines comme les Qiang, les Naxi et les Pumi sur la genèses, elles disent que les ancêtres de ces régions viennent du centre du plateau Qinghai-Tibet. Selonles découvertes archéologiques des dernières années et l’analyse de l’environnement naturel du plateau Qinghai-Tibet ainsi que les légendes populaires, on peut juger que les êtres humaines anciens du plateau Qinghai-Tibet vécurent au débat dans les zones forestières des bassins des cours inférieur et moyen du Yarlung Zangbo,et avec l’utilisation du feu, le renforcement de la capacié de resister aux animaux féroces et l’augumentation des types d’aliments, se disperèrent progressivement le long des fleuves Yarlung Zangbo et Yalong et des rivières Lhasa, Nyangqu et Nyang, et commencèrent à exploiter l’agriculture et l’élévage. Ils apprivoisèrent des chevaux domestiques et des chiens, et élevèrent graduellement une grande qualité d’animaux domestique. Ainsi purent-ils subsisteer et developer en grande envergure l’élevage sur les vastes prairies. Se nourrir de fromage et de viande leur permit d’améliorer leur condition physique, et l’augumentation des bestiaux leur demanda de chercher de nouveaux pâturages. Ainsi, les pasteurs furent-ils obligés de se placer. Partant de la prairie du nord du Tibet, ils franchirent les monts Tanggula et arrivèrent à la source de fleuve Yangtse et du fleuve Jaune. Ces tribus nomads formèrent progressivement des alliances dans la vaste prairie autour du lac Qinghai et certaines d’entre elle continuèrent à se developer vers l’est jusqu’au plateau de loess et entrèent en contact avec d’autres ethnies dans les regions des cours moyen et inférieur du fleuve Jaune. Selon des livres historiques en chinois, ces tribus nomads étaient les Qiang(bergers de l’ouest d’après Les documents historiques en chinois ) et les tribus des Qiang de l’Ouest. Une partie des Qiang se déplaçant vers l’est se joignit au processus de développement de l’ethnie han, l’autre partie se dirigea du Qinghai vers le sud et entra, passées les monts Hengduan, dans le plateau Tunnan-Guizhou pour parvenir au Myanmar, formant progressivement des ethnies dont la langue appartient à la famille tibéto-birmane. Ces ethnies avaient une relation de parenté comme l’indique leurs langues. Ceux qui restèrent sur plateau Qinghai-Tibet et s’occupaient d’agriculture et d’élevage furent unifiés et formèrent l ‘ethnie tibétaine sous la dynastie des Tubo. En ce qui concerne les rapports entre les Qiang et les Tibétains dans l’histoire, comme l’a dit le sociologue Fei Xiaodong, même si les Qiang ne sont pas considérés comme l’origine principale de l’ethnie tibétaine, le rôle des Qiang dans la formation de l’ethnie tibétaine est hors de doute.(La structure unifiée des éléments multiples de la nation chinoise, rédigé par Fei Xiaotong et publié par l’université centreale des Ethnies en 1999.)

 

Même processus que pour tous les autres peuples du monde, les ancêtres tibétaine formèrent d’abord des clans consanguins et ensuite des tribus consanguins, et après une longue période de société matriarcale, entrèrent dans la société de clan patriarcal. Selon le livre Histoire des ethnies han et tibétaine, les ancêtres des Tibétains se devisaient au début en quatre clans : se, rmu, stong et ldong, et la plupart des gens de Tubo venaient de ces clans. On dit aussi que six branches dérivèrent de ces quatre clans, qui étaient dbra, vgru, ldong, lga, dbas et brdav, et chacune d’elle se subdivisait en une dizaine de sous-branches. Le nom de famille se dit en tibétain rus-pa qui signifie os et parenté osseuse.Cela montre que le nom de famille et la consanguinité avaient un lien étroit. Au fur et à mesure du développement de la production, de l’augmentation de la population et du déplacement, une tribus se subdivisait parfois ; par contre , du fait des mariages, de l’union ou de la conquête par la guerre, quelque tribus se fusionnèrent en une nouvelle. Pour subsister malgré les combats fréquents au sujet des sources d’eau, des pâturages, des terres et des peuples dépendants, l’alliance provisoire entre certaines tribus devint progressivement une alliance permanente, et les tribus conquises dépendaient des vainqueurs. Parallèlement, la différenciation des pauvres et des riches et l’écart hiérarchique apparurent au sein des tribus; les chefs devinrent des nobles et transmirent leurs richesses et leur pouvoir à leur descendants; lesouverainet ses sujets, les nobles et les gens du commun apparurent à cette époque. Les prisonniers furent pris comme esclaves, et les tribus vaincues devinrent tributaires des vainqueurs, à qui devaient payer des impôts et fournir obligatoirement des soldats lors d’une guerre. Avec la division et la réassociation des alliances des tribus, certaines disparurent et d »autres apprarurent.

 

Vers le Ⅵe siècle, après quelques milliers d’années de déplacement, de développement et de désagrégation et réunion, quelques dizaines d’alliances des tribus tibétaines, grandes ou petites, prirent forme, parmi lesquelles une quarantaine se trouvaient sur le territoire tibétain. Plus tard, elles se fusionnèrent en douze. Selon les Documents historiques sur les tubo—édition de Dunhuanng, les petits royaumes étaient ceux de zhangzhung, situé dans les régions de Ngari et de Ladakh à l’ouest, appelé aussi grand et petie Yangtong, considéré comme une tribus des Qiang de l’ouest selon les livres historique chinois; Nyamruochekar, Norbo et Nyamruoshambo dans la région de Gyangze; Zhamnamsong entre Yadong et Skkim; Gyirojamen, Yambochasong et Lhongmoruoyasong dans le bassin de la rivière Lhasa; Yaroyuxi, Eryubamga, Aiyuzhuxi dans la région de Shannan; Gongbozhena dans la région de Gongbo; Nyamyudasong dans la région de Nyambo; Dagbozhuxi dans la région de Tagong; Chenyuguyu dans la région de Samye; Supiyasong dans les régions nord du Tibet, de Yushu et de Gamze, considérée comme une grande tribu parmi les Qiang de l’Ouest selon les documents chinois; ainsi que Xboyai, qui devait fonder la dynastie des Tubo, dans la région de Qonggyai de Shannan.

 

Xiboya est présent dans la légende et dans les documents. On dit que le premier chef de cette tribu. À savoir le tsampo(roi) Nyaichi des Tubo, vint du ciel au mont Yalaxambo sacré et fut pris pour le roi par les pasteurs locaux. Mais selon les documents du bon, il se déplaça de Bome à Qongggyai et devint plus tard le chef de la tribu. Du fait qu’il venait de Bome, on appela sa tribuXiboya(selon le premier volume de L’histoire générale du Tibet, rédigé par Qabai Cedain Puncog, publié par l’Edition des livres anciens du Tibet en 1989.) À l’époque du tsampo Nyaichi , on construit le palais Yumbulakang dans la vallée du Yalong, ce qui démontre que cette région connut un grand développement de l’agriculture et de l’élevage. À l’époque du tsampo Zhigong, à cause de la lutte au sein des tribus. Les deux fils de Nyaichi furent exilés à Gongbo; l’autre, Xaqi, leva des troupes pour se venger et reprit le trône, en chargeant son nom enPude Gonggyai.Il construit le tombeau

De Zhigong et le château de Gongwadaze à Qonggyai. Selon lesAnnules de la généalogie royalerédigés par Sagya Soinam Gyaincain, sous le règne de Pude Gonggyai, on pouvait fabriquer du charbon de bois, fondre du cuivre, du fer, de l’argent et d’autres métaux, creuser des canaux pour irriguer des champs, et fabriquer des charrues. La fabrication d’instrument aratoires et l’utilisation de gros bétail augmentèrent grandement les forces productives agricoles et promurent la croissance de la population et la prospérité de la tribu. Le renforcement de l’alliance des tribus entraîna l’élévation du pouvoir du chef de tribu. Sous le règne du tsampo Nyaichi, ses assistants étaient trois shang et un lun qui désignent respectivement l’oncle maternel et le courtisant. À l’époque su seizième tsampo,Daichubo Namxongtsan, on institua le poste de grand lun, à savoir de premier ministre, et plus tard le poste d’anboin, officiel qui s’occupait des tributs et des impôts. Tous les chefs de tribus et les aristocrates devaient prêter serment de fidélité au Tsampo. Les titres honorifiques, les fiefs et les peuples tributaires des ministres étaient considérés comme des récompenses conférées par le tsampo. Un dignitaire déloyal était puni et privé de son fief et du peuple tributaire. Si un dignitaire était sans postérité, son fief et son peuple étaient récupérés par le tsampo. Voilà le rapport entre le tsampo et les ministres.

 

Sous le règne du 29e tsampo, Tagpu Nyexi, la tribu de Xiboyai à Yalong unifia pour l’essentiel la région au sud du Yarlung Zangbo et commença à étendre son influence vers la rive nord du fleuve. À cette époque, dans le bassin de la rivière Lhasa existaent deux petits royaumes : Yainpochasong et Gyirorjam’en. Selon les documents historiques sur Tubo – édition de Dunhuang, Senbo Gyidaygyawo, roi de Yainpochasong, exerça sa tyrannie, ce qui provoqua le ressentiment des fonctionnaires. Le ministre Nyaingyi Songnabo lui adressa des remontrances, mais fut rejeté et destitué de ses fonctions. Il se rallia alors au roi Senbo Gychibamsong de Gyororjam’en et peu après tua Senbo Gydargyawo. Gyororjam’en annexa rapidement Yainpochasong. Le roi Senbo Gyichibamsong octroya une partie du territooire de Senbo Gyidargyawo à Nyaingyi Songnabo. Cela monstre que l’octroi du fief et des personnes tributaires aux hommes de mérite était alors une coutume. Peu après, Nyamzingu, un hommedu fief de Nyaingyi, refusa de se soumettre à Nyaingyi et exprima ses plaintes à Senbo Gyichibamsong. Mais il fut réprimandé par ce dernier. L’anboin Oixoi Dori Kugu et le ministre Xamchii Radum de Senbo Gyichibamsong de querellèrent, et le premier fut tué par le second. Oiyice, frère cadet du mort, demanda à Senbo Gyichibamsong de faire payer le meurtrier de sa vie, ce qui lui fut refusé. Dans leur rancune contre Senbo Gyichibamsong, Oiyice et Nyamzingu ainsi que leurs parents et amis décidèrent de passer à la tribu des Xiboyai en vue de renverser Senbo Gyichibamsong. Ils envoyèrent immédiatement un homme à Qonggyai pour prendre contact avec le tsampo Tagpu Nyexi. Bien qu’une soeur de ce dernier eût épousé Senbo Gyichibamsong, il fut d’accord pour renverser son beau-frère. Lorsqu’on préparait l’expédition Tagqu Nyexi mourut. Son fils, Nmri Rongtsan, succéda au poste de stampo et poursuivit le plan d’action. Il envoya une troupe de 10 000 soldats. En coopération avec Nyamzingu et d’autres, il extermina le royaume de Gyirorjam’en et occupa le bassin de la rivière Lhasa. Récompensant chacun selon ses mérites, il octoya un fief avec 1 500 foyers dépendants respectivements à Nyamzingu, Qiyice et Nonng et 300 foyers tributaire à Cebam. Plus tard, Qongbo Suze, minister du royaume de Nyamrochekar, au Tibet postérieur, tua son roi et offrit des terres et 20 000 foyers dependants à Namri Rongtsan. Ce dernier lui accorda une recompense. La tribu des Xinboyai unifia enfin les basins moyen et inférieur du Yarlung Zangbo, à savoir le sprincipales régions agricoles du Tibet.

 
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