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Le tibet peut'il prétendre être devenu un état indépendant après la révolution de 1911 ?(2)
    temps:2009-07-02 source:tibet328.cn auteur:    

 

I. La position constante de tous les gouvernements centraux qui se sont succédé en Chine après la Révolution de 1911, en ce qui concerne la souveraineté de la Chine sur le Tibet

 

La République de Chine tut fondée en 1911, à la suite du renversement de la dynastie des Qing par la Révolution de 1911. Malgré l' instabilité de la situation politique interne, tous les gouvernements centraux qui se sont succédé à l' époque ont fermement maintenu une position de principe en ce qui concerne la souveraineté de la Chine sur le Tibet. II ont résolument mené la lutte centre les complots des forces d' agression etrangeres visant a demembrer la Chine, et pris une serie de mesures propres a assurer l' exercice de ladite souverainete.

 

1. Le gouvemement de la République réitère la position de la Chine concernant sa souveraineté sur le Tibet

 

Au lendemain de sa fondation, la République de Chine proclama qu' elle était une Republique de cinq nationalités--nan, mandchoue, mongole, hui et tibétaine. Le Dr. Sun Yat-sen. président par intérim de la République, souligna dans son Manifeste de Janvier 1912: "Les fondations de l' Etat résident dans le pouvoir du peuple qui s' exerce dans les régions habitées par les Han, les Mandchous, les Mongols, les Hui et les Tibétains pour constituer un seul pays dans lequel les nationalités nan, mandchoue, mongole, hui et tibétaine sont unies comme un seul homme, réalisant ainsi L’union nationale. " II donna egalement l' explication suivante du terme " indépendance": " Wuchang à été la premiere ville a s'insurger, et par la suite dix provinces ont successivement proclame leur indépendance. Elles ont ainsi rompu tout lien avec la cour imperiale des Qing et se sont unies a d’autres provinces. II en est de même pour la Mongolie et le Tibet. l' unité territoriale implique Taction concertée de toutes les nationalités et provinces, en excluant toute tendance erronee, sous la conduite du centre qui a étendu son administration sur le pays, dans les quatre directions." Le Dr. Sun souligna par ailleurs que L’ independance des diverses provinces ne signifiait nullement que chacune de celles - ci était devenue un royaume indépendant; une telle indépendance équivalait à une alliance avec d’ autres provinces pour s’ affranchir de la domination de la cour des Qing. Et il se prononca tout particuliérement au sujet de la region du Tibet et de celle de la Mongolie. Le drapeau pentacolore, drapeau national de l' époque. symbolisait l'unité des cinq nationalités.

 

La "Constitution provisoire de la Republique de Chine", promulguée le 11 mars 1912 par le gouvemement provisoire de Nanjing stipulait: " Le territoire de la République de Chine comprend vingt - deux provinces, ainsi que la Mongolie intérieure. la Mongolie exterieure. le Tibet et le Qinghai." " Cinq députés seront élus par chacune des provinces et par la Mongolie interieure. la Mongolie extérieure et le Tibet. Le Qinghai élira un seul depute. Les modalités d’ élection seront définies par chaque province ou région. Lorsque le parlement sera en session, chaque député disposera d' une voix. " Les faits susmentionnés montrent clairement que le Tibet ainsi que d'autres régions, font partie du territoire de la Chine, qu' ils jouissent d' un statut identique à celui des autres provinces et qu' ils ont le droit de participer a la gestion des affaires de l' Etat.

 

Le 22 avril 1912. le président Yuan Shikai émit un ordre dans lequel il précisait: "La République se compose de cinq nationalités. Toutes les régions mongoles, tibétaines et hui font partie du territoire de la République de Chine, et les Mongols, les Tibétains et les Hui du Xingjiang sont des nationaux de la République de Chine. Les noms des fiefs tributaires datant de l' époque impériale ne seront plus utilisés. Dorénavant, toute planification d’ ensemble devra se faire en tenant compte des régions mongole, tibétaine et hui, afin de réaliser L’ unité intérieure et la grande harmonie de toutes les nationalites. Le gouvemement de la République n' établira pas d' organe spécial pour traiter les affaires des minorités nationales. La raison en est que les régions mongole, tibétaine et hui sont désormais placees sur un pied d’ égalité avec les provinces de l' intérieur. Toutes les affaires politiques, dans ces régions, relèvent de notre administration interne. Nous avons formé ungouvemement unifié. Les affaires concernant les minorités nationales sont du ressort du Ministère de l' intérieur "

La Constitution de la République de Chine, promulguée en mai 1914, réitérait,. une fois de plus, le fait que " le territoire de la République de Chine coincide avec toute l' étendue du territoire de l'ex-empire". Elle soulignait par ailleurs que "les citoyens de la République de Chine, sans distinciton de race, de classe ou de religion, sont tous égaux devant la loi".

( Le sceau en or ou est grave le titre de " Xuancheng Jishi--Grand Maitre de la Sagesse Infinie, Défenseur de la Nation et Propagateur de la Doctrine", conféré en aout 1925 au IXème Panchen Lama par Duan Qirui, chef exécutif par interim du gouvemement du Nord. En bas, l’empreinte de ce sceau.)

 

 

 

Le gouvemement nationaliste s' établit a Nanjing en 1927. Le 23 septembre 1929, Tchang Kai - chek adressa au Dalai Lama et aux Kalon des lettres dans lesquelles il exprimait la position du gouvemement central à l'égard du Tibet. II indiquait notamment dans sa lettre aux Kalon: "Conformément aux demi ères volontés du Dr. Sun Yat - sen, le gouvemement traitera le Tibet sur un pied d’égalité. Bien que le ü- Tsang soit une région lointaine, cette terre fait partie du territoire de la République de Chine et ses habitants sont des nationaux de la République de Chine. Le gouvemement ne ménagera pas ses efforts en vue de consolider les fondements de l'autonomic regionale. efforts qui s' inscrivent dans le cadre de la lutte qu' il mene pour assurer la présence de la Chine dans le monde."

 

Le premier juin 1931, le gouvemement nationaliste promulgua ia "Constitution provisoire pour la période de tutelle politique de la République de Chine". Cette constitution provisoire stipulait entre autres: " Le territoire de la République de Chine comprend les diverses provinces, ainsi que la Mongolie et le Tibet." " Les régimes locaux de la Mongolie et du Tibet seront définis séparément sous forme légale, en fonction des conditions locales ." Par la suite, la "Constitution de la République de Chine", promulguée en 1947, soulignait une fois de plus le fait que " le territoire de la République de Chine s’ étend dans ses limites inhérentes. Aucune modification territoriale n’ interviendra en l' absence d’ une résolution de l' Assemblee nationale. (...) Le régime d’ autonomie du Tibet sera garanti". On y trouvait également une déclaration relative à l'Assemblée nationale, qui indiquait en termes explicites que le jnombre des députés du Tibet serait fixé selon la ioi. La constitution de 1947 prevoyait également que la Commission nationale legislative et la Commission nationale de contrôle devaient réserver un nombre déterminé de sièges aux délégues de la Région du Tibet.

 

Les faits susmentionnes prouvent que les gouvernements centraux qui se sont succede apres la Révolution de 1911 en Chine ont tous affirmé solennellement que le Tibet faisait partie cL territoire de la Chine et l' ont consigne sous forme juridioue.

 

 

( Une lettre offlclelle adressee aux IXeme Panchen Lama à l'occasion du décemement du tltre de "Xuancheng Jlshr par le Yuan pour les Affaires mongoles et tibétaines du Gouvemement du Nord en aout 1925.)

 

2. Le Gouvemement de la République s' oppose résolument aux complots des forces d'agression étrangères, visant à amputer la Chine du Tibet

 

Au lendement de la fondation de la République, la Chine était plongée dans le chaos du point de vue politique. Les régimes politiques tombèrent l'un après l' autre. Profitant d'une telle situation, les impérialistes britanniques tentèrent de s' emparer du Tibet en le séparant de la Chine. En 1914, la Grande-Bretagne maniganca un complot qui prit la forme d' une conférence, la "Conférence de Simla", au cours de laquelle furent concotés les "Accords de Simla" qui divisaient explicitement les régions tibétaines de notre pays en "Tibet intérieur" et "Tibet extérieur", tandis que la souveraineté de la Chine sur le Tibet était convertie en "suzeraineté". Ces "accords", violant gravement la souveraineté de la Chine, s' étaient naturellement heurtés a une opposition énergique de la part du gouvemement chinois. Le 3 juillet 1914,Ivan Chen, le chef de la délégation du gouvernement chinois, recut l'ordre de refuser d' apposer sa signature au bas du texte desdits accords et souligna que le " gouvernement chinois ne recormaitrait aucun accord ou autre document similaire conclu entre la Grande -Bretagne et le Tibet en ce jour ou en d' autres jours". Le complot de la Grande - Bretagne avait fait long feu.

 

Après la Conférence de Simla, les impérialistes britanniques ne se résignerènt pas a leur defaite et continuerènt a tramer desconspirations et a provoquer des incidents pour atteindre leur but.En juillet 1942, le Kashag (Gouvernement local du Tibet) déclara subitement l'établissement d' un "Bureau des Affaires étrangères" et menaca de couper l' approvisionnement au Bureau de la Commission pour les Affaires mongoles et tibétaines accredite a Lhasa, afin de le forcer à prendre des contacts avec ce pretendu "Bureau des Affaires étrangères". ceci dans le but de créer unprétexte pour proclamer l'indépendance du Tibet. M. Kong Qingzong. alors directeur du Bureau de la Commission, présenta unrapport urgent au gouvernement central et indiqua dans son télégramme: " Le Bureau des Affaires étrangères est de part sa nature un organe traitant des affaires avec les pays étrangers.

 

Aujourd'hui, le Kashag m'a informé qu'il me fallait contacter ce bureau pour toutes les affaires. Ce qui montre qu' il voulait traiter le gouvernement central comme un gouvernement étranger et le Tibet comme un pays indépendant. Si nous réconnaissons le fait accompli, on verra la disparition des articles figurant dans les traites internationaux antérieurs. qui stipulent que le Tibet fait partie du territoire chinois. Par ailleurs. cela avaliserait de manière implicite tous les traités signes ouvertement ou secrètement par le Tibet avec les pays étrangers sans le consentement du gouvernement central de Chine. Comme il s'agit là d'un dossier de grande importance, nous proposons que le gouvernement central adresse un message public au Kashag pour exprimer notre non -reconnaissance de ce bureau. Les fonctionnaires du gouvernement central accrédités au Tibet devront traiter tous les dossiers avec le Kashag comme auparavant." Le 5 août 1942, la Commission pour les Affaires mongoles et tibétaines transmettait au Kashag les instructions du Yuan Executif qui" demandait la partie tibétaine d’observer les principes suivants dans l'instauration d'organes pour traiter les affaires extérieures locales: a) Les problèmes touchant aux interets de L’ Etat.   c'est-à-dire les problèmes politiques, doivent être traités avec le gouvernement central; b)Tout contact et toute communication entre les autorités centrales et le Tibet doivent passer par le canal usuel et non par le ‘ Bureau des Affaires étrangères’ susmentiormé." Le Bureau de la Commission pour les Affaires mongoles et tibétaines a Lhasa avait recu untélégramme qui indiquait que" le Bureau devait communiquer le Kashag comme d’habitude et ne devait prendre aucun contact avec ce ''Bureau des Affaires étrangères''.En 1943, l'Assemblée nationale tibétaine (Tsongdu) avait lieu àLhasa.Elle accepta la position du gouvernement central sur le cas du "Bureau des Affaires etrangeres" et retira sa decision initiale,  en declarant:  "Le Tibetdoit maintenir de bonnes relations avec le Qouvernement central et ne doit pas rompre ses liens avec le Bureau du gouvernement central au Tibet." Ngawang Gyaltsen, représentant général du Bureau du Tibet a Nanjing (alors deplace a Chongqing), était chargé d'exprimer en personne cette volonté devant le président du gouvernement central de la Chine, les tentatives des impérialistes britanniques pour établir l' indépendance du Tibet en créant un "Bureau des Affaires étrangères". avaient échoué.

 

Les incidents de la " Conférence panasiatique" et de la "Mission commerciale". créées en 1947 par le Kashag à l' instigation des Britanniques, firent également failite. Le gouvernement central avait manifestsé par divers canaux sa ferme position, et s' y était résolument opposé.

(Le IXème Panchen Erdeni Choskyl Nyma.)

 

 

 
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