Accueil   |  Actualité  |  Tibet actuel  |  Histoire et Vérité  |  Profil du Tibet  |  Documents  |  Le XIVe Dalai-lama  |  Vidéo  |  Photo
 
 
I. Saboteur du bouddhisme tibétain - (4)
    temps:2009-03-27 source:tibet328.cn auteur:    

 

Enfreindre les rituels religieux et la tradition historique en matière de réincarnation du panchen lama.

La réincarnation des bouddhas vivants majeurs du bouddhisme tibétain est menée en conformité avec des rituels religieux et le système historique.

La clique du Dalaï-lama a dit : « Les titres de dalaï-lama et de panchen lama n'ont pas été conférés par la dynastie des Qing. » Parce que, d'une part, le titre de dalaï a été offert par Al-than Khan, le chef de la tribu mongole de Tumet, d'autre part, d'autres bouddhas vivants utilisent aussi le titre.

Certes, le titre honorable de dalaï-lama comprend des mots comme « bouddha de grande compassion dans l'Ouest »; « le détenteur du Vara », « dalai » et « lama » sont aussi utilisés par d'autres bouddhas vivants et même par les Han et diverses autres minorités ethniques. Toutefois, le mot est différent du titre complet. N'ayant pas d'attribut fixé, le premier peut être employé par n'importe qui, tandis qu'un titre complet possède un attribut fixé qui ne peut s'employer librement.

Il existe des différences fondamentales entre le titre honorifique conféré par Al-than Khan en 1578 au IIIe dalaï-lama et le titre honorifique accordé par l'empereur Shunzhi de la dynastie des Qing en 1653 au Ve dalaï-lama. Il ne faut pas les mettre sur le même plan.

Premièrement, les deux titres ont des significations différentes. Le premier ne reflète que les accomplissements du IIIe dalaï-lama dans la pratique du bouddhisme; le second est non seulement le témoignage des accomplissements religieux du Ve dalai, mais il accorde aussi à ce dernier le droit de « surveiller le bouddhisme dans le monde ». Seul un empereur peut accorder ce type de droit aux autres.

Deuxièmement, ces deux dalaï-lamas jouissaient de positions différentes. En ce temps-là, le IIe dalai était le 12e chef du monastère de Zhaibung et le 13 e chef du monastère de Sera, tous deux situés à Lhasa, alors que le Ve dalai était à la fois le chef de l'école Gelug et de l'ensemble du bouddhisme tibétain.

Troisième différence, c'est que les positions et le pouvoir des personnes conférant le titre honorifique sont différentes. Al-than Khan, un chef de tribu au Qinghai, n'avait pas le droit de s'occuper des affaires tibétaines et ne pouvait que donner des titres honorifiques aux autres, tandis que l'empereur Shunzhi, chef d,Etat qui gouvernait tout le pays dont le Tibet faisait partie, avait le droit de conférer des titres officiels. C'est après la distribution par l'empereur Shunzhi que le titre, les positions et le pouvoir du dalaï-lama ont été établis et suivis.

Tous ceux qui connaissent un peu l'histoire peuvent comprendre cette vérité. Si on cherche à opposer le titre honorifique conféré par Al-than Khan à celui conféré par l'empereur Shunzhi et ne reconnaissent que le premier, alors comment le XIVe dalaï-lama a-t-il obtenu sa position dans le bouddhisme tibétain?

En ce qui concerne le processus de la sélection des dalai et panchen lamas, le XIVe dalaï-lama a déclaré : « Si le système de tirage au sort à l'aide d'une urne en or a été accepeté, c'est pour éviter de subir des invasions étrangères».

Correspondant à la doctrine bouddhique, le système de tirage a servi à limiter les abus des systèmes politique et religieux du Tibet. Par conséquent, quand l'urne en or fut envoyée à Lhasa, le VIIIe dalaï-lama descendit tôt de la Colline Rouge où se trouve le palais du Potala et dit : « Offrir l'urne Jinbenba...pour défendre le bouddhisme montre une sollicitude immense pour laquelle je vous adresse toute ma reconnaissance. Dans l'avenir, nous suivrons les conseils sacrés, réciterons pieusement les canons bouddhiques et tirerons au sort impartialement et en public afin de déterminer Hubilehan (le toulkou)...Tous les moines et les laïques tibétains sont très reconnaissants à l'empereur de sa grâce .» Le VIIe panchen lama dit aussi : « L'urne Jinbenba a été apportée au Tibet pour la protection de la secte des bonnets jaunes... Nous sommes vraiment reconnaissants à i'empereur de sa grâce. » En tant que successeur du VIIIe dalaï-lama, le XIVe dalaï-lama agit contre l'enseignement de ses prédécesseurs et a inventé des prétextes afin d'objecter au système de tirage au sort. Alors, est-il digne d'être qualifié de successeur des dalaï-lamas.

« Ce n'est que lorsque les opinions divergent beaucoup sur le toulkou que l'urne en or doit être utilisée », ont dit le XIVe dalaï-lama et sa compagnie.

Depuis l'introduction du système, le tirage au sort avec l'urne en or pour déterminer les toulkous du dalaï-lama, du panchen lama et d'autres grands bouddhas vivants est devenu un rituel religieux et une continuation historique du bouddhisme tibétain. Avoir de grandes divergences d'opinions ou non n'est pas la seule raison pour décider si l'on peut déterminer le toulkou sans tirer au sort. Si particulière que soit la situation, seul le gouvernement central jouit du droit de décider d'utiliser ou non l'urne en or pour déterminer le toulkou, ni un pouvoir politique local ni un individu n'en a le droit.

Voici les documents historiques concernant la confirmation du Xe dalai hama. En 1813, le VIIe panchen lama et Demo Hotogtu, agent chargé des affaires commerciales et d'autres gens ont fait un rapport aux deux représentants de la cour impériale des Qing au Tibet, disant : « Nous n'avons trouvé qu'un seul enfant correspondant au toulkou, qui est très intelligent. Nous vous prions de consentir à sa succession comme le Xe dalaï-lama sans passer par la cérémonie de tirage au sort. » Pour solliciter la permission spéciale pour l'exemption de la cérémonie, les deux hauts fonctionnaires ont soumis un rapport au gouvernement de la dynastie des Qing, indiquant qu'il n'existait aucune divergence d'opinions sur le toulkou découvert au Tibet. Cependant, l'empereur Jiaqing leur a sévèrement reproché leur demande et n'a pas admis l'exemption. Au contraire, il leur a demandé de « chercher deux autres enfants afin que les trois papiers où s'écrivent les noms des trois candidats puissent être mis dans l'urne ... Celui qui sera tiré au sort dans l'urne, sera le vrai toulkou du dalaï-lama. » En conséquence, neuf ans plus tard, avec l'approbation de l'empereur Daoguang, trois candidats furent admis à participer à la cérémonie de tirage au sort qui eut lieu le 14 février 1822. Parmi eux, Galsang Gyaincain, qui était de Litang, a été désigné comme le toulkou du IXe dalaï-lama. Le résultat a été soumis à l'approbation de l'empereur Daoguang. Selon « La biographie du Xe dalaï-lama » écrit en tibétain, comme la cérémonie de tirage au sort pour déterminer le toulkou du IXe dalaï-lama « s'était accomplie réellement et authentiquement, tout le monde se sentit très heureux et lui fit confiance».

Il est dit dans un article écrit par une organisation en exil de la direction du XIVe dalai : « Il y a des précédents dans l'histoire :c'est le VIIIe dalaï-lama qui détermina et confirma le VIIe panchen lama et le VIe panchen lama et le VIe panchen lama qui déterminaet confirma le VIIIe dalaï-lama. Pareillement, la détermination et la confirmation par le XIVe dalaï-lama du toulkou du XIVe dalaï-lama du toulkou du Xe panchen lama sont conformes à cette tradition. Tout cela n'a pas saboté la tradition historique ni les rituels religieux et ce n'est pas illégal. »

Finalement, quelle est la réalité?

D'abord, les précédents que le XIVe dalaï-lama a mentionnés ne correspondent pas aux faits historiques. Le VIIe panchen lama avait été déterminé par le monastère de Tashilhungpo comme le toulkou du VIe panchen lama avant qu'il soit confirmé. En même temps que le gardien bouddhiste Lhamo avait été invité à confirmer le toulkou, des messagers avaient été envoyés pour demander au VIIIe dalaï-lama son opinion. Les résultats avaient été rapportés à l'empereur Qianlong de la dynastie des Qing, qui a émis son approbation, puisque le gardien bouddhiste et le VIIIe dalaï-lama avaient les mêmes opinions. Quant au VIIIe dalaï-lama, lorsque l'empereur Qianlong envoya le précepteur d'Etat Canggya au Tibet pour discuter avec le VIe panchen lama sur la méthode qui permettrait de trouver le toulkou du VIIe dalaï-lama, le VIe panchen lama recommanda un de ses cousins comme candidat à Demo. Alors, ce dernier fit procéder à des enquêtes et, après la vérification par les représentants du gouvernement des Qing au Tibet, le toulkou du VIIe dalaï-lama fut approuvé par l'empereur Qianglong.

Ensuite, s'améliorant au fil du temps, les rituels religieux et la tradition historique en matière de réincarnation des grands bouddhas vivants ont été finalement définis par « Les 29 articles du règlement pour un gouvernement plus efficace du Tibet ». Il est très étonnant que le XIVe dalaï-lama, qui est admis au grade de geshe (le plus haut titre de la hiérarchie) et qui prétend être expert en logique, repousse le système de réincarnation des bouddhas vivants par des faits historiques déformés.

Au milieu du XVIIIe siècle, les toulkous de nombreux bouddhas vivants n'étaient issus que d'une même famille, avec le VIIIe dalaï-lama comme noyau. Cela fit découvrir les abus du système de la confirmation des toulkous. Le VIIIe dalaï-lama déterminait les toulkous. En effet, le VIIe panchen lama était un des cousins du VIIIe dalaï-lama, Doje Pagmu était une de ses cousines, le Xe bouddha vivant de kagyu et Zomba Hotogtu du monastère de Tashilhungpo étaient deux de ses oncles, le Ve Zebozaindainba était un de ses neveux et Dorin, le galoin en chef du pouvoir local du Tibet, était le mari d'une de ses nièces. Des gens de la même famille s'octroyèrent le monopole des pouvoirs politique et religieux pendant plusieurs décennies. Les conflits intérieurs entraînèrent des invasions étrangères contre le Tibet, portant ainsi atteinte à la sécurité du pays.

Le dalaï-lama a évoqué cet épisode de l'histoire dans le but de soutenir son point de vue. Pourtant, il n'est pas arrivé à légitimer ses manœuvres illégales, et cet épisode de l'histoire a justement prouvé la nécessité et la justesse du système de tirage au sort.

Le dalaï-lama prétend avoir le droit de chercher et de confirmer le toulkou du panchen lama. Est-ce vrai?

Du point de vue du système de renaissance, la réponse est négative. « Les dossiers impériaux de la dynastie des Qings » parus en 1713 ont énoncé clairement : « Le titre est accordé au panchen erdeni suivant l'exemple du dalaï-lama .» Dans son édit impérial, l'empereur Kangxi a écrit : « Le titre du panchen erdeni a été accordé au panchen hotogtu pour que les taxes perçues auprès des monastères dépendant récemment du monastère de Tashilhungpo ne soient jamais détournées par les autres. » « Les 29 articles du règlement pour un gouvernement plus efficace du Tibet » promulgués en 1793 ont stipulé en termes explicites que les représentants du gouvernement des Qing au Tibet jouissaient de droits égaux à ceux du dalaï-lama et du panchen erdeni en matière de supervision des affaires du Tibet. Ceci démontre que le gouvernement des Qing avait accordé au dalaï-lama et au panchen lama des statuts égaux aux niveaux politique, religieux et économique. Alors, comme les dalaï-lama et panchen lama,tous deux chefs locaux, jouissent de droits égaux dans la direction de l'autorité centrale, on ne peut dire lequel possède le droit de déterminer et de confirmer la réincarnation de l'autre.

Du point de vue de l'histoire de la recherche des toulkous, la réponse est négative aussi. Après le décès du Ve panchen lama qui avait reçu le titre de la part de l'autorité centrale de la dynastie des Qing, son toulkou fut trouvé par des spécialistes du monastère de Tashilhungpo et déterminé par un gardien bouddhiste lors d'une cérémonie présidée par le prince Pholhanas; il devint le Ve panchen lama avec l'approbation de l'empereur Qianlong. La détermination du VIIe panchen lama a déjà été mentionnée. Son toulkou a été aussi découvert par les envoyés du monastère de Tshilhungpo et déterminé par le tirage us sort à l'aide de l'urne en or ; son intronisation a été approuvée par l'empereur Xianfeng. La détermination du IXe panchen lama a suivi la routine, et c'est l'empereur Guangxu qui l'a approuvée. Maintenant la tradition de l'amour pour la patrie et la religion, le IXe panchen lama fut contraint de quitter le Tibet pour vivre dans des régions de l'intérieur par des forces pro-impérialisted du Tibet. Le monastère de Tashilhungpo fut privé de son pouvoir dans les affaires politiques et religieuses. Le toulkou du IXe panchen lama a été trouvé par des gens nommés par l'Assemblée du panchen kampus. Comme les forces pro-impérialistes du Tibet avaient entravé le tirage au sort à l'aide de l'urne en or, c'est avec l'approbation de Li Zongren, président par intérim de la Chine nationaliste (1912-1949) qu'il a directement succédé Au IXe panchen lama sans passer par la cérémonie de tirage au sort. Ces faits historiques concernant la réincarnation des cinq générations de panchen lama montrent qu'aucun d'entre eux n'a été trouvé ni confirmé par le dalaï-lama.

Sur le plan religieux, la réponse est toujours la même. Le panchen lama et le dalaï-lama sont les deux principaux bouddhas vivants de l'école Gelug du bouddhisme tibétain. Bien qu »ils soient deux disciples de Tsongkapa, les monastères gelugpa placent généralement les trois statues de Tsongkapa, du panchen lama et d'un autre disciple de Tsongkapa, non pas celle duhalai lama. En outre, selon le bouddhisme tibétain, le panchen lama est la réincarnation d'Amitabha tandis que le dalaï-lama est celle d'Avalokitesvara. Tout ceci montre que le panchen lama possède une position supérieure à celle du dalaï-lama dans le bouddhisme tibétain; il est absolument injustifié que le XIVe dalaï-lama se pace au-dessus du panchen lama et que le premier puisse confirmer le dernier.

Pour légitimer son droit de déterminer le toulkou du Xe panchen lama, le XIVe dalaï-lama a fait appel aux rapports de  maître à disciple entre le dalaï-lama et le panchen lama puisque le  maître a le droit de déterminer le toulkou de son disciple. En fait, dans l'histoire du bouddhisme tibétain, seuls trois d'entre les dix générations de panchen lamas ont considéré le dalaï-lama comme leur maître, alors que hit des quatorze générations de dalaï-lamas ont considéré. Le panchen lama comme leur maître, non compris le premier dalaï-lama qui avait été le disciple du premier panchen lama pendant longtemps pour étudier les canons bouddhiques. Par conséquent, les rapports de maître disciple n'existent pas depuis le commencement et ils n 'apparaissent qu'en cas de besoin. Ces liens épisodiques ne constituent pas des rituels religieux. De plus, il n'existe en effet aucun rapport de  maître à disciple entre le Xe panchen lama et le XIVe dalaï-lama. Voici les commentaires de Zhao Puchu, président de l'Association du bouddhisme de Chine (ABC), sur la réclamation du XIVe dalaï-lama : « Le dalaï-lama ne jouit d'aucun droit de faire des critiques ni de donner des ordres en matière de recherche du toulkou du Xe panchen lama, ni de confirmer le toulkou. »

En août 1989, avec l'approbation du Conseil des affaires d'Etat, un groupe a été mis en place pour la recherche du toulkou du Xe panchen lama. Mené par le grand bouddha vivant Gyamya, maître du soutra du Xe panchen lama, ce groupe comprenait le bouddha vivant Kainbos, des moines éminents et les serviteurs proches du Xe panchen lama, tous du monastère de Tashilhungpo. Un groupe consultatif e été aussi créé pour participer à la recherche. Avec Zhao Puchu, président de l'ABC, et Pagbalha Geleg Namgyi, vice-président de l'ABC et président honoraire de l'association du bouddhisme au Tibet, comme des conseillers en chef, ce groupe consultatif était composé de bouddhas vivants célèbres et de moines éminents de tous les coins du pays. Conformément aux rituels religieux, on récita des canons bouddhiques, des prières, on se rendit au bord de lacs pour observer leur ombre et l'on procéda à des recherches discrètes et à des vérifications et sélections. Après un travail minutieux, la recherche du toulkou du panchen lama traversa ainsi une étape décisive.

Bien que le dalaï-lama n'ait pas le droit de chercher ni de confirmer le toulkou du panchen lama et que sa vie en exil l'ait privé Des conditions objectives requises, pour scinder la patrie, il tente, mais en vain, d'être de connivence avec le rebut de bouddhisme tibétain et de pratiquer la fraude pour tromper les gens.

Après avoir eu les premières informations sur la recherche du toulkou du Xe panchen lama auprès de Qazha, le dalaï-lama choisit un des candidats qu'il avait trouvés et écrivit une lettre à Qazha en mai 1994, dans laquelle il demandait à ce dernier de procéder à une nouvelle observation au bord du lac pour justifier son choix du candidat. Malgré les instructions données par le bouddha vivant Gyamya en ce qui concerne la fin de l'observation et ses propres déclarations similaires faites à des journalistes un mois plus tôt, Qazha refit l'observation au bord du lac en octobre 1994, à l'insu des membres du groupe pour la recherche du toulkou, et il forgea des « résultats » en faveur du XIVe dalaï-lama.

Pendant la dernière décade de janvier 1995, le groupe de recherche du toulkou s'est réuni dans le but de déterminer les enfants candidats. Contre l'objection de la majorité, Qazha a inséré l'enfant choisi par le dalaï-lama sur la liste des candidats.

Au début du mois de février 1995, on décida de sélectionner trois candidats pour la cérémonie de tirage au sort. Cependant, Qazha saisit un prétexte pour gagner bu temps, disant : « Je ne suis pas assez intelligent et compétent pour juger le toulkou du maître panchen. » Seulement trois jours plus tard, lorsqu'il eut reçu une lettre du dalaï-lama, selon laquelle l'enfant choisi par ce dernier pouvait être confirmé comme le toulkou du panchen lama, Qazha déclara qu'il avait découvert l'enfant le plus intelligent qui puisse être confirmé comme le toulkou bu Xe panchen lama. Quand on lui demanda comment il a dégagé cette conclusion, il prétendit avoir fait de la divination devant le stoûpa du Xe panchen lama. En fait, il devait faire cette divination onze jours plus tard. De plus, au cours de sa divination, il ne permit à personne de lire les papiers où était écrit le nom de l'enfant. Les membres du groupe de recherche savaient que la date de naissance de cet enfant était plusieurs fois retardée par ses parents et qu'il fallait la vérifier. Créer un faux toulkou avec des moyens malhonnêtes viole les doctrines du bouddhisme tibétain concernant « le Bouddha du passé, du présent et du futur » et « la réincarnation conforme à l'affinité prédestinée ». Le bien sera récompensé par le bien et le mal, par le mal. Enfin, le complot du dalaï-lama et de Qazha a échoué et Qazha, lui-même, a été destitué de ses fonctions dans la commission de la gestion démocratique du monastère de Tashilungpo et dans les comités national et régional de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC). Un grand nombre de moines éminents du bouddhisme tibétain ont dit : « Ce résultat est dû à la présence éternelle du Xe panchen lama, qui a aimé la patrie et le bouddhisme tibétain. C'est aussi l'incarnation des trois réalités transcendantes du nirvana du Bouddha. »

Pourquoi le dalaï-lama s'oppose-t-il au tirage au sort à l'aide de l'urne en or?

Moyen le plus ouvert et le plus loyal pour déterminer le toulkou du grand bouddha vivant, le tirage au sort qui se déroule devant la statue de Çakyamuni, fondateur du bouddhisme, dans le monastère de Jokhang, est la manifestation de la miséricorde et du jugement sage du Bouddha. Cela répond aussi aux dernières volontés du Xe panchen lama. Auparavant, le 3 février 1989, Ngapoi Ngawang Jigmei, vice-président de l'Assemblée populaire nationale (APN), a indiqué que ce n'était pas important que les différentes régions tibétaines aient des points de vues divergents sur le lieu de réincarnation du Xe panchen lama. Personne n'aurait de réserve à l'égard du tirage au sort devant la statue de Çakyamuni. Les bouddhas vivants et les moines éminents, qui sont des députés à l'APN ou des membres du Comité national de la CCPPC, présentèrent une nouvelle demande du tirage au sort à l'aide de l'urne en or pour déterminer le toulkou.

Afin de scinder la patrie,le dalaï-lama a utilisé l'ignorance des Tibétains en exil sur l'origine du tirage au sort avec l'urne en or. En même temps qu'il demandait à Qazha d'émettre une objection au tirage au sort,il déformait l'histoire sans aucun scrupule et répandait de faux bruits parmi les croyants. « Tirer au sort l'aide de l'urne en or, dit-il, ne correspond pas à sort à l'aide de l'urne en or, dit-il, ne correspond pas à la tradition bouddhique », et cette méthode n'a Jamais été adoptée dans l'histoire; « le dalaï-lama a le droit de modifier les rituels religieux » et « de décider s'il est nécessaire d'adopter la méthode ».

Pour protéger la fois les droits et intérêts légitimes des milieux religieux et des bouddhistes tibétains et leurs aspirations religieuses et sauvegarder les rituels religieux, le gouvernent central a décidé d'adopter la méthode du tirage au sort, ce qui correspond aux aspirations et à la volonté du peuple.

Conscient de l'échec imminent du complot qu'il avait tramé et exécuté avec beaucoup de peine, le dalaï-lama a lancé ouvertement un défi aux milieux des bouddhistes tibétains, à la population tibétaine et au gouvernement central, faisant appel à Éson influence comme chef religieux ». Il a joué son va-tout et désigné l'enfant qu'il avait choisi auparavant comme toulkou du Xe panchen lama.

Les actions du dalaï-lama ont provoqué la colère et la dénonciation de la part du peuple chinois. Les délégués qui participaient à l'assemblé populaire et à la Conférence consultative politique de la région autonome du Tibet ont été les premiers à montrer leur opposition. Pagbalha Geleg Namgyi a déclaré solennellement qu'il était nul et non avenu que le dalaï-lama désigne unilatéralement le toulkou du Xe panchen lama ; seul le toulkou identifié en conformité avec les rituels religieux et la tradition historique et approuvé par l'autorité centrale, est acceptable. Sengqen Lobsang Gyaincain, l'un des huit bouddhas vivants importants du monastère de Tashilhungpo et membre du groupe de recherche, a dit : « Le dalaï-lama annoncé la confirmation du toulkou du Xe panchen lama sans tenir compte de la politique du gouvernement central, ce qui va totalement à l'encontre des règles du bouddhisme tibétain et blesse tous les croyants. » Le bouddha vivant Byilung Bema Dainzin a souligné : « En tant que bouddha vivant du monastère de Tashilhungpo, monastère résidentiel du panchen erdeni, je suis absolument qualifié pour prouver que les diverses générations de panchen lamas ont reçu l'approbation du gouvernement central. Le dalaï-lama n'a pas de droit de confirmer arbitrairement le toulkou du panchen lama. » « La commission de la gestion démocratique du monastère de tashilhungpo et moi-même ne pourrons pas admettre ni accepter la confirmation du panchen lama », a dit Punlha, directeur adjoint exécutif de la commission.

L'assemblée populaire de la région autonome du Tibet et le comité régional de la Conférence consultative politique du peuple chinois ainsi que l'association du bouddhisme de la région ont adopté des résolutions et déclarations pour formuler une objection ferme aux conduites illégales du dalaï-lama et condamner son utilisation de la religion pour scinder la patrie, miner l'union nationale et les droits et intérêts du peuple, violer la loi du pays, dédaigner les droits, les intérêts et la dignité dus aux milieux du bouddhisme tibétain et fouler aux pieds les sentiments des moines et nonnes et de tous les croyants tibétains. Les trois établissements ont demandé au dalaï-lama d'endosser la responsabilité de tout ce qu'il avait fait et décidé de mener jusqu'au bout la lutte contre sa clique séparatiste.

Le 29 novembre 1995 est un jour inoubliable dans l'histoire du bouddhisme tibétain. Ce jour-là, l'urne en or a été utilisée pour la première fois depuis la fondation de la Chine nouvelle, pour confirmer le toulkou du Xe panchen lama.

Après l'élimination des perturbations et du sabotage de la clique du dalaï-lama, la réincarnation du Xe panchen lama a été engagée de nouveau dans une voie saine, caractérisée par le respect strict envers les rituels religieux et la tradition historique.

Après avoir été réorganisé, le groupe de recherche du toulkou a fait une fois de plus des vérifications et présenté la candidature de trois enfants. Ces derniers ont été largement acceptés par les bouddhas vivants et les principaux moines du bouddhisme tibétain en Chine et ont également reçu l'approbation de la part du gouvernement central. Le 29 novembre 1995, quelque mille moines éminents du bouddhisme chinois et des représentants de tous les milieux se sont rassemblés au monastère de Tashilhungpo. La cérémonie de tirage au sort, d'une envergure sans précédent et présidée par Luo Gan, représentant du Conseil des affaires d'Etat, Gyaincain Norbu et Ye Xiaowen, envoyés spéciaux de ce conseil, s'est déroulée devant la statue de Cakyamuni. Grâce au jugement sage du fondateur du bouddhisme, Gyaincain Norbu, enfant âgé de six ans du district de Jiali, a été choisi comme le toulkou du Xe panchen lama. En suppléant l'abbé Gandain, Bome Qamba Lozhoi, un bouddha vivant très vertueux qui jouit d'un grand prestige, a tonsuré le toulkou choisi et lui a donné le nom religieux, Jezuin Lobsang Qamba Lhunzhub Qoigyi Gyaibo Baisangbu (roi aimable et le plus respecté du Dharma avec une puissance illimitée).

Le 30 novembre 1995, une atmosphère de fête régnait au monastère de Tashilungpo et à Xigaze, où se situe le monastère. Débordant de joie et d'enthousiasme, les habitants se ruèrent dans la rue avec des hada et des fleurs dans les mains. Ils dansèrent et chantèrent pour saluer pieusement l'arrivée du XIe panchen lama approuvé par l'autorité centrale. Lorsque le convoi approcha les tentes d'accueil dans la banlieue, un rayon du soleil perça les nuages et éclaira la voiture jaune du nouveau panchen lama, considéré comme le bouddha de la lumière infinie même. Quel heureux auspice! Des éloges se firent entendre dans la foule.

Quand le premier rayon du soleil éclaira le mont de la Lumière solaire le 8 décembre 1995 à l'aube, le roulement des gongs ébranlant le cœur des gens et la mélodieuse musique religieuse retentirent par-dessus le monastère de Tashihungpo et Xigaze. Esorté par Li Tieying, représentant du Conseil des affaires d'Etat, le XIe panchen lama monta solennellement sur le lit saint de santal dans la salle de Yegarqunzen.

Lors de la cérémonie solennelle de l'intronisation, Li Tieying a donné lecture de la réponse écrite du Conseil des affaires d'Etat sur l'approbation de l'intronisation du XIe panchen lama. Au nom du Conseil des affaires d'Etat, il a confér. À ce dernier l'instrument doré de la nomination et un sceau doré, et il lui a montré le manuscrit de l'inscription (sauvegarder la patrie et profiter au peuple) du panneau doré offert par Jiang Zemin au monastère de Tashilhungpo. Les Jiang Zemin au monastère de Tashilhungpo. Les principaux moines et les représentants des monastères du bouddhisme tibétain ont offert des mandalas au XIe panchen lama et se prosternèrent devant lui afin d'exprimer leur allégeance sincère et leur respect infini. Les représentants du peuple défilèrent en offrant des dons au nouveau panchen lama qui les bénit en leur touchant le front.

 
 Articles connexes:
Les droits de l'homme du Tibet-- France
Photo
Vidéo
·Ali du Tibet
·Shannan du Tibet
·L'impression de Linzhi
Je recommande
·Chine : 180 millions de dollars de subvention pour ...
·Les trains à grande vitesse remodèlent le paysage...
·Baisse des mortalités maternelle et infantile dans...
 
 

La Recherche des droits de l'homme de la Chine
frtibet328@yahoo.cn
Entreprise Technologique et informatique Wu Zhou Fan Hua, Tous droits réservés