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II. Les atteintes à l'intérêt du peuple - (1)
    temps:2009-03-27 source:tibet328.cn auteur:    

 

Tenter de sauvegarder le système des serfs.

Le 10 mars 1959, la clique du dalaï-lama a déclenché ouvertement une rédellion armée à Lhasa. Le 17 mars au soir, le dalaï-lama a fui la ville de Lhasa pour arriver le 26 à Lhunze, un bourg important de Shannan, Là il annonça de façon désespérée : « Le Tibet est maintenant indépendant. » Le lendemain, il traversait un col de l'Himalaya et atteignait l'Etat de l'Asssam, en Inde, où il distribua à des journalistes étrangers qui s'y étaient rassemblés une « déclaration du dalaï-lama » dans laquelle il reniait complètement l'Accord en 17 points et prônait l' « indépendance du Tibet ». Le 25 avril, les chefs de file des scissionnistes tibétains en exil se réunirent à Mussoorie, en Inde, pour créer un « gouvernement en exil ».

L'objectif final de la rébellion armée et des activités séparatistes du dalaï-lama est de perpétuer le système de servage au Tibet. Mais c'est à i'instigation des impérialistes occidentaux qu'il a pu agir.

L'ancien Tibet sous la domination du dalaï-lama était l'endroit du monde où les droits de l'homme étaient complètement ignorés. Or, dans les années 1980, le dalaï-lama, le représentant général de ce système de servage, s'est transformé en une seule nuit en un « défenseur des droits de l'homme ». A diverses occasions, il a attaqué avec émotion le gouvernement chinois pour « avoir violé les droits de l'homme ». Le système de servage au Tibet était extrêmement cruel et barbare et il a été depuis longtemps rejeté par l'humanité. Ayant accumulé ces dernières années de l'expérience, le dalaï-lama, conscient de sa qualité de bouddha vivant, est sûr que les Occidentaux croient ce qu'il dit. Une idée saugrenue lui est venue de présenter le système de servage féodal comme le système le plus humanitaire du monde, comme une belle fleur et le paradis. Le 10 mars 1983, il prétendit à Dharamsala, en Inde : « Dans le passé, nos Tibétains menaient une vie tranquille et heureuse sous la lumière du Bouddha. » « Notre système de servage est différent des autres systèmes esclavagistes, parce que le Tibet est vaste mais peu peuplé, le bouddhisme qui est pour le bonheur de tous préconise l'amour pour les autres, C'est pourquoi, notre société pratique un système de servage sur la base du bouddhisme, un système possédant des idéaux suprêmes et apportant des avantages à la population. »

Quelle était la réalité de ce système de servage?

Dans le village de Saixim, district de Doilungdeqen, qui se situe à 50 km du nord-ouest de Lhasa, était une ferme privée du XIVe dalaï-lama avant la réforme démocratique. Les personnes âgées de ce village n'ont pas oublié les douleurs qui leur avaient été apportées par le dalaï-lama. A l'époque, les vingt familles de serfs du village travaillaient gratuitement chaque jour, en apportant leurs outils et leurs céréales, dans les champs de la ferme, sous la surveillance des régisseurs et contre-maîtres de la famille du dalaï-lama, fouet et bâton à la main. Les gens peinaient quinze à seize heures par jour, et même vingt heures pendant la saison des gros travaux. Au moindre relâchement d'effort ou à la suite d'un geste de mécontentement, les serfs subissaient immédiatement des coups de poing, de pied ou de bâton. Sauf un serf qui s'occupait du moulin à eau, tous les autres villageois ont été battus. Les serfs considéraient la ferme de Saixim comme un enfer et déclaraient préférer être bœufs ou chevaux que de travailler sur la terre de Saixim s'ils avaient une deuxième vie. Faute de nourriture et d'habillement et ne pouvant supporter le travail pénible et les supplices, les serfs ont fui le village individuellement ou par groupe. En automne 1950, 18 serfs et esclaves ont quitté le village secrètement. La famille du dalaï-lama donna l'ordre de les rechercher à l'aide de l'autorité locale et les arrêta au bord du fleuve Yarlung Zangbo. Les contre-maîtres de la ferme les ligotèrent avec des cordes de peau de yack et les ramenèrent au village, où ils les frappèrent à 100 coups de bâton avant de les jeter dans une prison privée. Ce fut la saison de récolte. Ils les forcèrent à travailler, les pieds liés par de lourdes chaînes. En se rappelant leur passé, les personnes âgées du village ont révélé que pendant une période de 10 ans, sous la domination de la famille du dalaï-lama, cinq personnes ont été battues à mort et onze autres grièvement blessées. Ce n'est ni un mythe ni une histoire, mais un fait réel dont plusieurs anciens serfs ayant fui la ferme et ayant été ramenés sont témoins. Les nombreuses cicatrices sur leur corps attestent que le servage n'était pas un paradis terrestre. C'est la réforme démocratique qui a totalement changé leur vie, leur a donné la liberté personnelle et la chance de s'enrichir.

Sous le servage, toutes les richesses et tout le pouvoir appartenaient aux propriétaires de serfs, alors que les serfs et esclaves étaient complètement démunis, sans même avoir les droits fondamentaux d'existence. De génération en génération, ils devaient accomplir d'innombrables corvées pour les nobles, les monastères et les mandarins, se chargeant des travaux les plus pénibles qu'on puisse imaginer. Les propriétaires avaient le droit de les humilier, les insulter, les acheter et vendre, les offrir à autrui, les fouetter et même les tuer comme bon leur semblait. Souffrant de tout temps de famine et de froid, les serfs étaient presque tous illettrés. Ils ne bénéficiaient jamais de soins médicaux, de sorte que la variole, la peste, le choléra et les autres maladies épidémiques tuaient d'innombrables serfs ; la mortalité enfantine atteignait 60% et l'espérance de vie moyenne n'était que de 35 ans. A l'égard de ce système si injuste et si inhumain, toutes les personnes sensées ne peuvent exprimer que surprise et indignation après en avoir pris connaissance. Il est plus cruel que le servage de l'Europe et de la russie au Moyen-Age. Bien qu'éliminé il y a plusieurs siècle, ce dernier reste encore le synonyme de la barbarie et de l'arriération pour les générations ultérieures.

Compte tenu des conditions historiques et sociales du Tibet, l'Accord en 17 points conclu entre le gouvernement central et le gouvernement local tibétain en 1951 sur la libération pacifique du Tibet, stipule dans son article 11 : « En ce qui concerne les diverses réformes au Tibet, le gouvernement central n'exercera aucune pression, laissant le gouvernement local tibétain y décider de son propre chef; lorsque la population demande des réformes, il est nécessaire de procéder à des consultations ave les dirigeants du Tibet pour trouver des solutions adéquates. »

En avril 1956, fut créé le comité de préparation de la région autonome du Tibet. La nouvelle concernant les réformes entreprises dans les zones tibétaines voisines du réformes entreprises dans les zones tibétaines voisines du Tibet parvint au Tibet, la population de ce dernier demanda aussi qu'on apporte la réforme dans sa région. Le Xe panchen erdeni exprima lui aussi son soutien à un essai de réforme dans les zones placées sous sa juridiction. En ce temps-là, le Tibet eut effectivement l'intention de procéder à des expériences de réforme. Après avoir écouté l'opinion du dalaï-lama, l'autorité centrale décida de remettre à plus tard la réforme au Tibet et tous les essais dans ce domaine furent arrêtés. Aucune réforme ne serait entreprise avant d'accomplir les arrangements nécessaires pour placer les aristocrates et les hauts fonctionnaires du Tibet.

Le 18 août 1956, le président Mao Zedong écrivit en personne une lettre au dalaï-lama dans laquelle il disait qu'il n'était pas encore tempe de faire la réforme, puis à trois reprises, le premier ministre Zhou Enlai parla au dalaï-lama pour lui transmettre l'idée du président Mao Zedong selon laquelle la réforme ne serait pas entreprise dans les six ans à venir et qu'elle serait décidée par le dalaï-lama au bout de ces six ans. Pourtant, le dalaï-lama et les propriétaires de serfs du Tibet déclenchèrent quand même leur rébellion armée car lis voulaient empêcher à tout prix la réforme et maintenir le servage à perpétuité.

Après la défaite totale de la rébellion armée que le dalaï-lama a déclenchée en déchirant ouvertement l'Accord en 17 articles, la réforme démocratique eut lieu . Les serfs furent libérés et devinrent maîtres de leur pays et jouirent désormais d'une pleine liberté personnelle. Fin 1960, les zones agricoles du Tibet, peuplées de 870 000 habitants virent la réforme s'achever pratiquement, et 200 000 familles de paysans tibétains obtinrent des terres. Grâce à la réforme démocratique qui supprimait le rapport de subordination des serfs à leurs propriétaires, les serfs et les esclaves se sont distribué parmi eux terres, bêtes et autres moyens de production. Ils ont exaucé leur rêve millénaire de travailler pour leur propre compte. Lorsqu'ils brûlèrent les contrats de dettes à taux usuraires, lorsqu'on leur distribua terres, maisons et bêtes, transportés de joie, ils chantèrent et dansèrent autour du feu de camp, burent du bin et en pleurèrent de joie. Certains d'entre eux se roulaient sur les terres qui leur appartenaient désormais, d'autres embrassèrent les bêtes qui leur avaient été distribuées. Ce fut, sur le toit du monde, la fête la plus grandiose et la plus émouvante.

Au printemps de 1960, les paysans tibétains semèrent, pour la première fois de leur vie, le blé et le qingke (une sorte de sorgho) sur leurs propres terres. Faisant preuve d'une ardeur jamais vue auparavant, ils ont épandu des engrais et entretenu les champs, ce qui leur a valu une excellente récolte en automne. Selon des statistiques incomplètes, la production de céréales du Tibet a atteint 205 934 tonnes en 1960, soit une augmentation de 12% par rapport à l'année précédente. Ensuite, eurent lieu des élections générales. Les anciens serfs qui n'avaient jamais eu de droit individuel ne savaient pas ce qu'est le droit d'élire et d'être élu. Et on leur demanda alors d'élire le chef de leur village, le chef de leur canton et le chef de leur district. Comme ils étaient presque tous illettrés, on dut mettre un bol derrière le dos de chacun des candidats por que les électeurs puissent y mettre une fève comme bulletin de vote. Celui qui avait le plus de fèves dans son bol fut élu. Jusqu'au mois de juillet 1965, les élections de base avaient eu lieu dans 1 359 bourgs et cantons du Tibet dont 567 avaient convoqué une conférence des représentants du peuple, laquelle exerçait le pouvoir de l'assemblée populaire. Cette dernière se réunit dans 54 districts et élisit le chef et les chefs adjoints du district et constitua le comité populaire du district. Le ler septembre 1965, fut proclamée la région autonome du Tibet, Ngapoi Ngawang Jigmei fut élu président du comité populaire de la région autonome du Tibet. Dès lors, le Tibet entrait dans une nouvelle période où la population est le maître de ses propres affaires.

Il est évidemment bien simple de faire un choix entre le maintien du servage féodal et la réforme démocratique. Le régime d'exploitation de l'homme par l'homme une fois aboli, les gens du peuples autrefois sans terre, maison ni bête possèdent désormais des champs, des maisons et des bêtes. Voyant cela, le dalaï-lama qui se prétend « combattant pour le bonheur des Tibétains » devrait s'en réjouir et soutenir la réforme démocratique s 'il se souciait réellement de la vie du peuple. Pourtant, son attitude est de s'opposer à cette réforme et à la libération des anciens serfs. A l'étranger, il dit qu'il est très mauvais de distribuer des terres à la population tibétaine, et afin de saboter la réforme démocratique, il a envoyé secrètement des agents au Tibet mener des activités de sabotage, distribuer des tracts, placarder des mots d'ordres et répandre des rumeurs. Il a réorganisé l' « armée de protection de la religion des quatre rivières et des six montagnes » et invité la CIA l'aider à l'entrîner et à l'envoyer par groupes à Mustang au Népal. A partir de là, des hommes de cette armée se sont infiltrés au Tibet pour piller des bêtes de la population, provoquant des troubles dans plusieurs districts du Tibet occidental et exerçant une influence négative sur le commerce frontalier sino-népalais. Très indigné, le roi du Népal expédia des unités de l'armée pour repousser l' « armée » du dalaï-lama et rétablir l'ordre. Certains hommes de cette armée se sont rendus aux Népalais, tandis que d'autres ont été mis hors de combat.

Ici, on se demande ce que l'action du dalaï-lama a apporté à la population tibétaine.

 
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