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II. Les atteintes à l'intérêt du peuple - (2)
    temps:2009-03-27 source:tibet328.cn auteur:    

 

Qui se soucie réellement de la population?

La « révolution culturelle » (1966-1976 ) a apporté d'innombrables désastres à l'ensemble de la Chine, le Tibet qui se situe sur le toit du monde n'ayant pu y échapper. En octobre 1976, le Parti communiste chinois a éliminé la « bande des Quatre » détestée par le peuple et en décembre 1978, il a tenu la troisième session plénière de son XIe Comité central pour implanter la ligne de réforme et d'ouverture représentée par Deng Xiaoping, ligne qui conduira à la puissance du pays et à l'enrichissement du peuple. A partir de cette session, la Chine est entrée désormais dans une nouvelle période de la modernisation socialiste du pays.

 En mars 1980, au cours d'une première réunion de travail sur le Tibet, le Comité central du Parti communiste chinois a décidé d'accomplir six choses pour le Tibet, à savoir : tout faire pour permettre au Tibet de reprendre des forces; appliquer résolument une politique de réduction des charges de la population; stimuler l'économie régionale par des mesures souples et spécifiques; utiliser les subventions de l'Etat dans le développement de l'agriculture et de l'élevage et dans les autres domaines importants; développer rigoureusement la science et la culture, et renforcer l'unité entre les cadres tibétains et han.

Grâce à la sollicitude et à l'attention des dirigeants de l'autorité centrale, la politique de l'Etat concernant la nationalité, la religion et la culture du Tibet a été matérialisée scrupuleusement; les charges des paysans et éleveurs ont été rapidement réduites, de sorte qu'une situation encourageante a fait apparition dans les zones agricoles et d'élevage et frontières, on a l'esprit serein et fait preuve d'un grand enthousiasme, nourrissant de belles ambitions pour l'avenir du Tibet. Beaucoup d'anciens membres des couches supérieures sociales de la région participent de nouveau à l'administration et à la discussion des affaires politiques, jouant ainsi un rôle positif. Les injustices, causées pendant la « révolution culturelle » ont été corrigées, et ces personnalités ont gagné le respect de la société. Depuis 1980 jusqu'à 1988, quelque 1 700 personnalités appartenant aux couches supérieures de la religion et de la société ont été élues députés à l'assemblée populaire au niveau national ou régional ou membres du comité national ou régional de la Conférence consultative politique du peuple chinois. Certaines d'entre elles assument des fonctions dans les organismes d'Etat, alors que d'autres ont été engagées dans des écoles, hôpitaux, maisons d'édition et départements d'archéologie, des sciences sociales et de la culture pour travailler comme professeurs, médecins, rédacteurs ou chercheurs; l'Etat et la région autonome leur ont conféré des titres académiques.

Une politique de rachat a été appliquée au cours de la réforme démocratique à l'égard des propriétaires de serfs et de leurs agents qui n'avaient pas participé à la rébellion armée. Si elle a cessé d'être appliquée durant la « révolution culturelle », elle est reprise actuellement. La somme totale du rachat qui s'élève à 7.7 millions de yuan a été remise à 2 300 anciens propriétaires. Ceux qui ont été détenus pour avoir participé à la rébellion armée de 1959 ont été tous remis en liberté et jouissent des droits civiques. Par ailleurs, on a restitué leur statut social original à ces familles qui avaient été classées au rang des paysans ou éleveurs riches pendant la transformation socialiste menée dans les zones agricoles et d'élevage, de même qu'à ces foyers urbains catalogués de capitalistes. Dans la longue pratique de la révolution et de la construction socialiste, les éléments de l'ancienne aristocratie ont reçu une éducation sérieuse et se sont engagés dans la voie patriotique, certains d'entre eux sont même devenus des députés à l'assemblée populaire à divers échelons ou des membres du comité à différents niveaux de la Conférence consultative politique du peuple chinois.

Bouddhistes de génération en génération, les Tibétains jouissent aujourd'hui d'une pleine liberté de croyance religieuse. Chaque année, l'Etat affecte des centaines de millions de yuan pour restaurer et entretenir les monatères et les autres lieux de culte. Les gens se rendent du matin au soir vers la rue Barkor pour leur tournée rituelle, tandis que les différentes monastères attirent un grand nombre de pèlerins. Les moines et les nonnes y étudient les soutras et vénèrent le Bouddha.

A présent, on compte au Tibet 1 787 monastères et salles de méditation, soit en moyenne une par canton, avec 46 000 moines et nonnes. La proportion de ces derniers dans la population de 2 millions d'habitants du Tibet est très élevée. Les associations des bouddhistes des différents niveaux fonctionnent normalement alors que les éléments de la couche supérieure religieuse ont retrouvé chacun la place sociale qui leur convient. Par ailleurs, les festivals religieux ont été rétablis, par exemple la grande cérémonie des Appels du monastère Jokhang à Lhasa; la fête Xaimo Chenpo à Xigaze; le festival Dama à gyangze; la cérémonie du déroulement du portrait du Bouddha dans le monastère Gandain; la fête Shoton du monastère Zhaibung; le festival de l'Esprit du Gardien du Piquet de Tente dans le monastère Sera, la fête de la danse des Sorcières dans les monastères Razheng, Samye, Corpu, Sagya et Zhigung. La tournée rituelle autour de la montagne de Gangdese pendant l'année tibétaine du Cheval, du lac Nam Co pendant l'année tibétaine du Mouton, de la montagne Dezhombo pendant l'année tibétaine du Singe est fort spectaculaire. Des instituts d'impression de soutras bouddhiques ont été créés à Lhasa et Xigaze, alors que les impressions de soutras sont également faites, d'ailleurs sur une plus grande ampleur, par la population. A l'occasion des fêtes et festivals, les habitants tibétains accrochent des bannières religieuses devant leurs maison, brûlent des branches de genévrier pour produire une fumée auspicieuse, récitent des soutras en tournant autour des lieux saints ou se rendent en pèlerinage aux monastères. Les jours de bon augure, ils invitent des lamas à faire la lecture de soutras et à prier pendant 49 jours lors de la mort d'une personne. Toutes ces activités constituent une partie composante de la vie religieuse des Tibétains.

Le gouvernement attache une grande importance au développement de la culture traditionnelle du Tibet, en mobilisant des forces humaines, matérielles et financières pour sauver, protéger et développer les richesses culturelles du Tibet. Ainsi, dans les années 1980, s'est imprimé un autre printemps de la culture traditionnelle du Tibet. L'utilisation de la langue tibétaine, parlée et écrite, a été généralisée. Une loi approuvée par l'assemblée populaire régionale du Tibet stipule qu'il est nécessaire d'utiliser la langue tibétaine dans les documents des conférences et du gouvernement local, dans les plaques des numéros des maisons, dans les télégrammes, etc. Les journaux, les magazines, les émissions de radio et de télévision sont également en tibétain.

On constate en outre l'édition de livres en tibétain, dont le nombre est le plus important de l'histoire. On a publié non seulement des livres et manuels en tibétain écrits ou compilés par des contemporains, mais a aussi réédité nombre de précieux livres anciens révisés par les experts Tout cela était impensable dans le passé.

La médecine traditionnelle tibétaine jouit d'une réputation croissante alors que les différents genres artistiques tibétains sont représentés partout au Tibet, comme le Gorcho dans les zones d'élevage, le Gorxai dans les zones agricoles, le Guozhuang et le Xuanzi dans les zones du Kham, le Doexai (danse folklorique) et le Nangma dans les zones de Lhasa-Xigaze. En chantant et en dansant, les Tibétains célèbrent leurs fêtes, créant une ambiance extrêmement joyeuse. Le riche patrimoine de chansons folkloriques, de contes populaires, de proverbes, d'opéras et notamment l' « épopée du roi Gesar »ont été rassemblés, révisés, préservés et publiés. Les artistes tibétains, professionnels et amateurs, se produisent dans le monde entier, apportant l'art traditionnel tibétain aux pays étrangers. Après l'avoir admiré, ceux-ci se sont alors demandé : « Le dalaï-lama n'a-t-il pas dit que la culture tibétaine était détruite? Ce n'est pas la vérité,Sans aucun doute, le Tibet a préservé le plus bel art du monde .»

A partir de la fin des années 70, le gouvernement et le peuple chinois dirigent leur regard sur les Tibétains en exil. Ils pratiquent une politique selon laquelle on ne les poursuivra pas pour leur passé, et on leur souhaite la bienvenue s'ils retournent au pays pour s'y installer définitivement ou rendre visite aux parents et amis, en leur accordant la liberté d'entrer et de ressortir. En ce qui concerne leurs parents à l'intérieur du pays, on leur a restitué les biens qui leur appartiennent et leur donne de l'aide s'ils sont en difficulté. Quand cette nouvelle est parvenue en Inde, au Népal et en Europe où vivent des Tibétains en exil, ceux-ci n'ont pu retenir leur joie. En effet, ils ont vécu à l'étranger pendant plus de vingt ans et désirent ardemment revenir voir leur pays natal et leurs parents et amis. Ce rêve allait alors être exaucé. Les Tibétains à l'étranger et à i'intérieur du pays ont pris ainsi de nombreux contacts et échangé des visites fréquentes. Au pont d'Amitié à la frontière Chine-Népal, on est ému en voyant des Tibétain rentrer et sortir. Des centres de réception des Tibétains résidant à l'étranger ont été mis sur pied au Tibet et dans les préfectures et districts autonomes tibétains des provinces du Sichuna, du Qinghai, du Gansu et du Yunnan. Tous les rapatriés tibétains ont été chaleureusement reçus et ont joui du droit d'entrer et ressortir librement tout en bénéficiant des facilités de communication, de logement et de nourriture. D'après des statistiques incomplètes, plus de 20 000 Tibétains sont retournés entre 1979 et 1997 au Tibet ou dans les zones tibétaines, 2 000 d'entre eux s'y sont installés.

Pendant ces années-là, le dalaï-lama était confronté à des difficultés sur le plan international. L'administration Nixon des Etats-Unis a réajusté, au début des années 70, sa stratégie globale et sa politique chinoise. Henry Kissinger et le président Richard Nixon ont l'un après l'autre visité la Chine afin de promouvoir les relations américano-chinoises. En 1972, les Etats-Unis ont partiellement suspendu leur aide politique, financière et militaire à la clique du dalaï-lama; en 1974, l' « armée de protection de la religion des quatre rivières et des six montagnes » a subi un échec cuisant au Népal. Pendant plus de 20 ans de vie en exil du dalaï-lama, aucun pays n'a reconnu son prétendu « gouvernement en exil ». Forcé par cette situation d'isolement, le dalaï-lama a baissé le ton dans ses revendications pour l' « indépendance du Tibet »et il a dû changer de tactique dans ses activités scissionnistes en prétendant reconsidérer sa position. Il a demandé au gouvernement central de lui permettre d'envoyer ses représentants à Beijing pour mener des discussions et des visites. Le gouvernement central a accepté sa requête. Deng Xiaoping a déclaré en termes explicites : « Le dalaï-lama peut revenir en qualité de citoyen chinois,... Notre demande est unique, c'est-à-dire qu'il doit aimer la patrie. »

En 1979 et 1980, le dalaï-lama a successivement envoyé cinq groupes de personnes visiter le Tibet. Là où elles se sont rendues, elles ont fait l'objet d'un accueil chaleureux. Elles ont visité ce qu'elles voulaient voir. Or, ce n'étaient pas des visiteurs de bonne intention. Elles ont fait bien des choses malhonnêtes : recueillir des informations, semer la discorde entre Tibétains et Han, susciter le fanatisme religieux, etc. Par exemple, Zhamdong Dainzin Namgyi, chef du deuxième groupe de visiteurs, une fois arrivé au monastère Jokhang à Lhasa, a prononcé un discours démagogique; il a tenu de manière illicite un meeting dans le monastère Gandain, appelant « les Tibétains dans les zones de Kamba, Amdo, Lhasa et Xigaze à s'unir dans la lutte pour la cause commune », et déclarant : « l'indépendance ne doit pas rester seulement dans le slogan, il faut la retenir par cœur. Ce faisant, il a cherché à encourager les gens à travailler à l' « indépendance du Tibet ». Les habitants et les cadres de Lhasa ont éprouvé une vive indignation à l'égard de l'action de ces visiteurs, que le gouvernement de la région autonome du Tibet a dû déclarer persona non grata, les forçant à quitter la ville de Lhasa dans un délai fixé. Selon les opinions des populations et cadres des zones tibétaines,le gouvernement central a décidé d'arrêter temporairement la réception de « visiteurs »envoyés par le dalaï-lama. Ce dernier a par la suite demandé la permission d'envoyer des bouddhas vivants au pays pour des visites aux parents, aux monastères et aux moines. Très souvent, un bouddha vivant est retourné avec des maîtres de soutras, un intendant, des membres de sa famille et des serviteurs. Ils ont séjourné dans leur village natal ou dans leur monastère original pendant plusieurs mois ou un an. Certains d'entre eux ont reçu, avant de revenir, des missions spéciales du dalaï-lama. Au travers d'enquêtes et d'activités religieuses, ils ont cherché à influencer les habitants. « Par la détermination de la réincarnation d'un bouddha vivant, nous pouvons contrôler un monastère; par le contrôle d'un monastère, nous allons mettre une zone sous notre contrôle. » Le dalaï-lama a ainsi dit et a ainsi fait.

Durant cette période, le dalaï-lama a utilisé la duplicité. En tant que bouddhiste, il est allé à l'encontre de la doctrine du bouddhisme. Par exemple, il disait un jour : « Le choix du roi m'est indifférent, pourvu que le peuple de mon pays natal soit heureux. Je n'aurai aucune objection »; « si les Tibétains vivent heureux, j'abandonnerai l'idée de l'indépendance du Tibet ». Mais à d'autres occasions, il prétendait : « Est-ce que le problème qui se pose à notre peuple tibétain se limite seulement à une satisfaction dans l'amélioration temporaire de la vie et de ses activités religieuses? Non, absolument pas! » « Quelle que soit l'attitude des Han, le peuple tibétain doit s'unir comme un seul homme et lutter pour ses droits nationaux. C'est là une cause sublime. » En mai 1978, en parlant avec un journaliste étranger, il disait encore : « Si Beijing m'invite à visiter Lhasa et d'autres zones du Tibet, j'accepterai volontiers cette proposition. Si je voyais de mes yeux les Tibétains heureux sous la domination de la Chine, je renoncerai à la demande de l'indépendance du Tibet. » « Si on peut résoudre le problème, j'irai en Chine et négocier avec la Chine. Peut-être effectuerais-je cette visite l'année prochaine », a-t-il affirmé le 20 septembre 1980 à un journaliste japonais. Presque dans le même temps, son entourage a révélé sans ambiguïté l'objectif fondamental de la visite attendue du dalaï-lama au Tibet : « Il s'agira d'un tournant de l'histoire du peuple tibétain, d'un tremblement de terre politique pour le Tibet; tout comme les deux visites du Pape en Pologne, son pays natal, qui ont rehaussé le moral d'innombrables Polonais et des catholiques du monde entier, la visite du dalaï-lama redressera le moral des Tibétains, réveillera leur enthousiasme politique et resuscitera l'élan du bouddhisme. » « On dit que nous devons attendre jusqu'à ce qu'une certaine transformation ait lieu. Des miracles sont possibles à tout moment, jusqu'à quand attendrons-nous? » C'est la voix propre du dalaï-lama.

Sincèrement, le gouvernement chinois pratique sa politique à l'égard de la religion et de l'ethnie du Tibet, protège et développe la culture traditionnelle tibétaine, développe l'économie tibétaine et améliore les conditions de vie de la population, accueille les Tibétains en exil qui désirent retourner au pays pour construire, dans la solidarité, un nouveau Tibet prospère. Cependant, le dalaï-lama prend l'attitude du gouvernement central pour une occasion propice pour faire aboutir son objectif et utilise as politique de laisser rentrer et ressortir librement pour envoyer des agents mener des activités de sape, afin de porter atteinte à la situation sociale stable du Tibet, au développement de l'économie régionale et d'entraver l'amélioration du niveau de vie des tibétains. Est-ce le gouvernement central ou le dalaï-lama qui se soucie réellement de la vie de la population tibétaine? Est-ce la politique du gouvernement central ou l'action du dalaï-lama qui est bénéfique à la population tibétaine? Toute personne qui a vécu cette période historique peut porter un jugement correct.

 
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