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III. Les actes de trahison à la nation - (1)
    temps:2009-03-27 source:tibet328.cn auteur:    

 

Dresser des obstacles à l'application de l'Accord en 17 articles.

Au début des années 50, le prince régent Dagzha céda le pouvoir au XIVe dalaï-lama. En février 1951, ce dernier envoya une délégation à Beijing pour engager des négociations de paix avec le gouvernement central. La délégation était dirigée par Ngapoi Ngawang Jigmei, et avait comme membres Tubdain Lemen et Sampo Dainzin Toinzhol qui sont partis de Qambo, Kemo et Tubdain qui sont partis de Yadong via l'Inde. Le dalaï-lama délivra à chacun des membres de la délégation un certificat et leur donna plein pouvoir pour négocier.

Quand les membres de la délégation tibétaine se réunirent à Beijing, le gouvernement central désigna Li Weihan comme le délégué en chef et Zhang Jinwu, Zhang Guohua et Sun Zhiyuan comme délégués pour négocier avec la délégation tibétaine. Après maints entretiens amicaux, les deux parties parvinrent à une identité de vues et signèrent le 23 mai 1951 l' « Accord du gouvernement populaire central et du gouvernement local du Tibet sur les méthodes de la libération pacifique du Tibet », célèbre désormais sous le nom d' « Accord en 17 articles », ce qui marqua une grande victoire du peuple chinois et l'échec total du complot des impérialistes de scinder la Chine. Il s'agit également d'un tournant historique de l'évolution de l'ethnie tibétaine.

Selon l'Accord en 17 articles, des unités de l'Armée populaire de Libération et les travailleurs entrèrent au Tibet, ils respectèrent rigoureusement l'Accord en 17 articles, et par leur acte exemplaire, ils gagnèrent le soutien et le respect des moines et des gens laïques ainsi que des personnalités de l'aristocratie du Tibet. Ne se résignant pas à leur défaite, les impérialistes et les forces scissionnistes pro-impérialistes tibétaines poursuivirent des activités d'opposition et de sabotage contre l'Accord en 17 articles. Ainsi, depuis la signature de ce dernier, se déroula une lutte complexe à ce sujet.

Il est dit en termes explicites dans l'Accord en 17 articles : « Le gouvernement local du Tibet doit aider activement l'Armée populaire de Libération à entrer au Tibet en vue de consolider la défense nationale. » Cependant, dès le lendemain de la conclusion de l'Accord, Lukangwa, alors un officiel du service d'intendance, déclara ostensiblement qu'il fallait « repousser l'Armée populaire de Libération par la famine », donnant un ordre d'interdire toute vente de céréales à l'Armée populaire de Libération.En mars et avril 1952, sous l'instigation secrète de Lukangwa et de Lobsang Zhaxi, un autre officiel du service d'intendance, eut lieu l'incident de la prétendue « Assemblée populaire ». Certains éléments des forces armées tibétaines, des lamas et des voyoux se livrèrent à une pétition à Lhasa et provoquèrent des harcèlements armés. Ils encerclèrent la résidence de Zhang Jinwu, représentant du gouvernement central et celle de Ngapoi Ngawang Jigmei, clamant leur opposition à l'Accord en 17 articles et à l'unité de la patrie. Allant trop loin, ils perdirent tout soutien. Au bout d'une lutte que les forces de justice menèrent avec de bonnes raisons, des avantages et des restrictions, le dalaï-lama se vit obligé de dissoudre la prétendue « Assemblée populaire »et de destituer les deux officiers coupables.

En 1954, le dalaï-lama se rendit à Beijing pour participer à la première session de la première Assemblée populaire nationale. Retourné au Tibet, il fut accueilli par les représentants de la prétendue « Assemblée populaire » à Kangding et Yang'an, et ceux-ci lui soumirent une demande pour reconstituer l' « Assemblée populaire » et pour annuler les sanctions qui avaient été imposées aux deux officiers. Ces actes d'opposition ouverte à l'Accord en 17 articles furent cependant encouragés et protégés par les éléments réactionnaires de l'aristocratie du Tibet.

En avril 1954, fut créé le comité de préparation de l'établissement de la région autonome du Tibet. Ce fut une démarche d'importance majeure pour atteindre l'autonomie régionale du Tibet. Et également un des principes fondamentaux prévus par l'Accord en 17 articles. Avant et après la création du comité de préparation, les partisans de la prétendue « Assemblée populaire » reprirent des actions en soumettant partout des pétitions pour s'opposer à la création du comité de préparation et à la réforme démocratique. Une fois de plus, ces actes bénéficièrent du soutien et de l'encouragement des éléments réactionnaires de l'aristocratie du Tibet.

En novembre 1956, le dalaï-lama reçut une invitation d'aller en Inde participer aux célébrations à l'occasion du 2 500e anniversaire du nirvana de Çakyamuni, le fondateur du bouddhisme. Le gouvernement central décida de laisser le dalaï-lama prendre la décision d'y aller ou non. Une fois arrivé en Inde, le dalaï-lama fut entouré par des scissionnistes tibétains et étrangers, lesquels cherchèrent à l'induire à rester en Inde et à œuvrer à l' « indépendance du Tibet ». Ainsi, le dalaï-lama et une partie des hauts fonctionnaires qui l'accompagnaient fléchirent dans leur position. Face à cette situation, les unités de l'Armée populaire en garnison au Tibet firent les préparations nécessaires et, de concert avec les dirigeants du gouvernement régional du Tibet et avec les personnalités de divers milieux, menèrent une lutte politique contre les éléments réactionnaires. Parallèlement, le Comité central du Parti communiste chinois et le président Mao Zedong prirent une décision importante de ne pas procéder à la réforme démocratique pendant les six années à venir (soit au cours du deuxième plan quinquennal), l'application ou non de celle-ci durant le troisième plan quinquennal dépendrait de la situation, ceci afin de donner au gouvernement régional et aux temps pour réfléchir,de faciliter les arrangements politiques et de vie pour les éléments de la couche supérieure du Tibet et de réunir toutes les conditions nécessaires à la réalisation pacifique et sans-à-coup de la réforme démocratique. Au cours de sa visite en Inde, le premier ministre Zhou Enlai transmit au dalaï-lama et à sa suite cette décision du gouvernement central et procéda avec patience et minutie à un travail de persuasion auprès du dalaï-lama. A l'égard de ceux qui cherchaient à retenir ce dernier en Inde et qui œuvraient à l' « indépendance du Tibet » en Inde, Zhou Enlai indiqua solennellement : « Le dalaï-lama peut rester en Inde, mais le Tibet ne peut être déplacé en Inde. » Et d'ajouter que l'effort de persuader le dalaï-lama pour qu'il reste en Inde causerait un grand malheur tant au dalaï-lama en personne qu'au Tibet. « Car, si le dalaï-lama reste en Inde, le travail ne s'arrêtera pas pour autant...La porte est toujours ouverte, nous souhaitons la bienvenue au dalaï-lama quand il voudra retourner au Tibet. » Grâce à ces efforts, le dalaï-lama changea d'attitude et revint au Tibet le let avril 1957.

 
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