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III. Les actes de trahison à la nation - (3)
    temps:2009-03-27 source:tibet328.cn auteur:    

 

Former un prétendu « gouvernement en exil ».

Au début des années 60, le dalaï-lama s'est mis sous la protection de l'Occident. Bénéficiant du soutien de ce dernier, il a tout de suite établi un prétendu « gouvernement en exil ».

En septembre 1960, en arborant la bannière de l' « indépendance du Tibet », le dalaï-lama a rassemblé à Dharamsala en Inde des fonctionnaires de l'ancien gouvernement régional du Tibet, des aristocrates, des chefs de différentes zones tibétaines dans d'autres régions, des lamas de haut range et des leaders de la rébellion—tous en exil en Inde—pour convoquer le prétendu « congrès du peuple tibétain », au cours duquel fut proclamé le « gouvernement Gaxag du Tibet »qui devait être renommé plus tard « gouvernement de l'Etat de la terre des neiges » (ou Gamgengyixong en langue tibétaine ), soit un « gouvernement en exil ». Celui-ci publia par la suite un projet de « programme constitutionnel de l'Etat du Tibet ». En 1963, ce projet devenait la « constitution de l'Etat du Tibet »qui, révisée en 1991, fut publiée de nouveau sous le nom de « constitution des Tibétains en exil ». Il y est stipulé que le dalaï-lama est « le chef d'Etat »et qu'il a « le pouvoir de donner des ordres par l'intermédiaire de ses subordonnés, de « nommer des ministres » et de « délivrer des médailles et des titres aristocratiques ». Selon la « constitution », le gouvernement Gaxag « fonctionne sous la direction du dalaï-lama » et assume la responsabilité des affaires « gouvernementales ». Tous les fonctionnaires Galoin, le président et les vice-présidents du « congrès du peuple »ainsi que les magistrats doivent « prêter serment »au dalaï-lama avant d'entrer en fonction; le dalaï-lama présidera les réunions « gouvernementales »et il a le pouvoir de décider la substitution de tous les fonctionnaires Galoin. Au sein du « gouvernement en exil », il a créé des départements comme celui de la sécurité et celui de la diplomatie (qui a plus tard pris le nouveau nom de département des relations internationales et de la propagande). Le « gouvernement en exil »a mis sur pied des représentations ou des centres de liaison dans plus de dix pays, qui ont compilé, publié et distribué un nombre considérable de magazines et de livres prônant l' « indépendance du Tibet ». En outre, le « gouvernement en exil » a établi un « congrès de la jeunesse tibétaine », une « association des femmes tibétaines » et d'autres organisations radicales, formé le « parti de l'assemblée tibétaine »et accepté des dons pour l' « indépendance tibétaine ». Toutes ces activités prouvent que le « gouvernement en exil » est une clique politique poursuivant l'objectif de scinder la patrie et de réaliser l' « indépendance du Tibet », alors que le dalaï-lama en est le chef de file. C'est pourquoi, on l'appelle la « clique du Dalaï-lama ».

Afin d'atteindre son objectif politique, la clique du Dalaï-lama, soutenue par les forces antichinoises étrangères,a reconstitué deux troupes rebelles. En septembre 1960, il a formé, à Mustang, dans le nord du Népal, l' « armée de protection de la religion des quatre rivières et des six montagnes » (ou Quxigangzhol en langue tibétaine). Par quatre rivières, on entend les rivières Jinsha, Langcang, Nujiang et Yarlung, et par six montages, celles de Cawa, Mongkam, Maze, Muyarao, Sermo et Zegung. Ces rivières et montagnes représentent les zones tibétaines de la province du Sichuan. En 1962, ont été organisées des « troupes frontières spéciales du Tibet indien », composées principalement par des Tibétains. L' « armée de protection de la religion » se livrait à des harcèlements militaires à la frontière,portant gravement atteinte à la défense nationale ainsi qu'à la production et à la vie des frontaliers. Par ailleurs, elle sabotait la vie des Népalais, en occupant de force leurs pâturages, leurs terres et en s'accaparant leurs biens. Son premier commandant en chef, Anzhucang Goinbo Zhaxi, révèle dans son mémoire intitulé « Les Quatre rivières et les six montagnes » : « Nous avons organisé une série d'attaques contre les postes de sentinelles chinois », « parfois, une unité de cent ou deux cents hommes pénètrent jusqu'à une profondeur de cent miles dans les régions occupées par les Chinois ». Le dalaï-lama lui-même a écrit un article en faisant l'éloge de Goinbo Zhaxi. Du fait des harcèlements militaires incessants perpétrés par l' « armée de protection de la religion » à la frontière sino-népalaise, le gouvernement népalais a mobilisé des troupes qui l'out finalement désarmée. Ainsi, cette force armée rebelle qui a existé pendant 14 années fut anéantie. La clique du dalaï-lama a en outre envoyé sans cesse des hommes apprendre la « guerre de guérilla » auprès de la CIA aux Etats-Unis, et quelques centaines d'agents y ont reçu une formation spécifique. En 1961, deux avions américains ont transporté à l' « armée de protection de la religion des quatre rivières et des six montagnes » à Mustang, une grande quantité de munitions, médicaments et aliments pour équiper 475 personnes, en leur apportant en outre un don de 10 200 roupies. Dans le même temps, les Etats-Unis ont parachuté 26 des 38 rebelles formés dans le camp de Hair. En 1965 et 1966, la CIA a construit au Népal un aérodrome spécial et y a envoyé un avion de transport et deux hélicoptères chargés de fournir des munitions, des céréales et des vêtements à cette force armée rebelle. Tous ces faits montrent le vral visage de la clique du dalaï-lama travaillant à scinder la patrie sur les plans politique, organisationnel et militaire.

 
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